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06/09/2013

Serge Lama

 

Serge Lama, de son vrai nom Serge Claude Bernard Chauvier, né le 11 février 1943 à Bordeaux, est un chanteur français.


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Biographie

Enfance

Serge nait à Bordeaux le 11 février 1943, d'un père, nommé Georges Chauvier, chanteur d'opérette - il a obtenu le Premier prix du conservatoire de Bordeaux - et d'une mère nommée Georgette Ponceaud. Il est fils unique.

Il passe sa petite enfance heureuse à Bordeaux, baigné par les airs du répertoire lyrique et les chants de Luis Mariano. Il passe ses vacances en Dordogne, chez sa grand-mère maternelle.

En 1950, face au succès rencontré dans la région de Bordeaux, son père décide de tenter sa chance à Paris. Serge a alors 7 ans et ses ........


Un jardin sur la terre

podcast

Pour la suite biographie Serge Lama ... c'est ICI



commentaire

 

 


03/08/2012

Yves Montand

Ivo Livi dit Yves Montand, est un chanteur et acteur français d'origine italienne. Né le 13 octobre 1921 à Monsummano Terme, en Toscane (Italie), mort le 9 novembre 1991 à Senlis (Oise), en France.

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Famille

Ivo Livi, fils de Giovanni et Giuseppina Livi, nait le 13 octobre 1921 à Monsummano Alto, en Toscane (Italie), un an avant l'arrivée au pouvoir de Benito Mussolini (le 31 octobre 1922) et la mise en place du régime fasciste. Il est le dernier d'une fratrie de trois enfants (sa sœur Lydia est née en 1915, et son frère aîné Giuliano - Julien - en 1917). Il est issu d'une famille ouvrière et militante, qu'il vénérera toute sa vie, et qui lui transmet son attachement pour le communisme.

 

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Jeunesse

En 1923, Ivo n'a que deux ans lorsque sa famille,d'ascendance juive, fuit l'Italie fasciste et émigre vers la France. Les Livi s'installent au sein des quartiers pauvres de Marseille. Le père d'Ivo crée une petite fabrique de balais. Ses deux aînés quittent rapidement l'école pour gagner leur vie : Lydia devient coiffeuse, et son frère Julien serveur de café, et fervent militant communiste. L'enfance d'Ivo est difficile matériellement ainsi que moralement. Il est en effet considéré comme un « immigré rital ». C'est à cette époque qu'il se passionne pour le cinéma et notamment pour les comédies musicales américaines, en particulier celles de son idole Fred Astaire et ses numéros de claquettes.
En 1929, la famille Livi obtient la nationalité française et Ivo devient Yves. Cependant, en 1932, son père Giovanni se voit contraint de déposer le bilan de la fabrique familiale de balais. Yves a onze ans et est nettement plus grand que la moyenne des enfants de son âge lorsqu'il falsifie ses papiers pour se faire engager dans une fabrique de pâtes, (la loi interdit le travail avant l'âge de quatorze ans). Il sera encore livreur, puis serveur, avant d'être à quatorze ans, apprenti dans le salon de coiffure pour dames où travaille sa sœur Lydia, et passe avec succès un CAP de coiffeur. Il travaille par la suite sur les docks de Marseille.

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Carrière

En 1938, à l'âge de dix-sept ans, il décroche une place de "chauffeur de salle" dans un cabaret de music-hall de Marseille. Par la suite, il participe à un spectacle dont la première partie accueille des débutants. Il chante Trenet, C'est la vie, Boum, Chevalier, On est comme on est et se livre à des imitations de Fernandel et de personnages de Walt Disney. L'organisateur le prend sous son aile et lui conseille de se trouver un nom de scène. Yves Livi devient Yves Montant - orthographié alors avec un t - pseudonyme choisi en souvenir de sa mère. En effet, la venue au monde d'Yves dura treize heures - l'enfant pesait cinq kilos - et durant le travail sa mère ne cessa de crier « monta », un surnom qu'enfant elle lui donna souvent. Yves travaille son jeu de scène avec Francis Trottebas - alias Berlingot - et prend des cours de chant avec Marguerite Francelli, (à partir de l'été 1937). Le débutant, de temps à autre, décroche quelques engagements ; sur scène, il est accompagné au piano par Mado, la fille de son professeur de chant. Ses galas le conduisent parfois jusqu'à Narbonne et Toulouse et au début de 1940, son nom attire le public. Montand ambitionne alors de passer à l'Alcazar de Marseille. Pour cela, il a besoin d'un répertoire original. Hubert Melone, (alias Charles Humel), un auteur-compositeur aveugle, lui écrit deux chansons : Ya du swing partout, (qu'il n'enregistrera jamais), et Dans les plaines du Far-West, qui sera son premier vrai succès.

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Le 21 juin 1939, Yves Montand est sur la scène de l'Alcazar, Le public est conquis par son tour de chant qui mêle aux reprises des créations originales. La guerre éclate et remet tout en cause, pour celui qui ambitionnait de monter à Paris tenter sa chance. Délaissant sa carrière, Montand se retrouve manœuvre aux Chantiers de Provence. Un emploi qu'il finit par perdre et ne retrouvant pas de travail, c'est comme chanteur qu'il décide de chercher des engagements. Il passe dans des cafés, des cabarets modestes, des cinémas, (où il chante durant l'entracte). Il trouve, un emploi de docker, et chante encore parfois le dimanche. Berlingot, en janvier 1941, lui permet de reprendre à plein temps la chanson. Yves Montant se produit une seconde fois à l'Alcazar et obtient un triomphe. Remarqué par le producteur Émile Audiffred, se dernier prend en charge la carrière de Montand. Avec lui le chanteur suit des cours de danse et affine son jeu de scène. Il chante à Lyon en première partie de Rina Ketty. À Marseille, il obtient un nouveau succès avec son passage au Théâtre de l'Odéon. Il chante à Aix, Nice, Toulon... Son impresario monte la revue Un soir de folie, dont Yves est la vedette. Envoyé aux chantiers de la jeunesse, (créés par Vichy), il y reste presque une année durant, puis reprend la scène. En cette période, malgré l'occupation, il gagne assez bien sa vie, mais doit régulièrement prouver que son nom Livi, ne dissimule pas en fait celui de Levy. Risquant enfin d'être envoyé en Allemagne, afin d'éviter le service du travail obligatoire (STO), il décide, en accord avec Audiffred de partir pour Paris.

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En 1944, fraichement débarqué dans la capitale, épaulé par Harry Max Montand se produit au théâtre de l'ABC en février. Par la suite il joue à Bobino, aux Folies-Belleville et au célèbre Moulin Rouge, où il passe, fin juillet, en première partie d'Édith Piaf. Cette rencontre est décisive pour Montand. À présent soutenu par la déjà célèbre chanteuse et ses conseils avisés sur le métier et la vie d'artistes ; Piaf lui apporte la reconnaissance d'un public élargi et le présente à de nombreux futurs collaborateurs : Loulou Gasté, Jean Guigo, Henri Contet, Louiguy, Marguerite Monnot, Philippe-Gérard... Une idylle nait, mais ils doivent s'aimer en secret car Piaf est alors - pour un temps encore - la maitresse d'Henri Contet. Le chanteur sous l'influence d'Édith, peaufine ses entrées en scène, abandonne son accent méridional, se constitue un nouveau répertoire et renouvelle son jeu de scène. Peu à l'aise dans « son nouveau costume », en tournée avec Piaf, durant l'automne 44, Montand ne convainc pas vraiment le public. Le chanteur emporte son adhésion, en février 1945, au Théâtre de l'Étoile, une fois encore en première partie d'Édith Piaf, laquelle lui a écrit plusieurs chansons, notamment Elle a... et Mais qu'est-ce que j'ai (à tant l'aimer) qui sont des succès.
Le 15 mai, il enregistre pour la première fois pour la marque Odéon : Luna Park, Dans les plaines du Far West, Elle a..., Il fait des....

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En octobre 1945, Édith Piaf permet à Montand de chanter en vedette à l'Étoile. Durant sept semaines, il obtient un considérable succès, qu'il prolonge à l'Alhambra. La carrière du chanteur est définitivement lancée.
La même année, Yves Montand débute au cinéma dans Étoile sans lumière de Marcel Blistène, avec Édith Piaf en vedette. En 1946, il obtient un succès d'estime avec Les Portes de la nuit de Marcel Carné qui est un échec critique et commercial. Yves Montand partage la vedette avec Nathalie Nattier, vedettes par défaut de rôles initialement prévu pour Jean Gabin et Michèle Morgan. Le chanteur fera encore quelques films, avant de trouver la consécration au cinéma en 1952.
En 1946, Édith et Yves se séparent, à l'initiative de Piaf, qui juge que le talent de Montand lui fait quelque peu de l'ombre.
Six nouvelles chansons sont enregistrées en novembre, puis il passe au Club des Cinq, un cabaret Faubourg-Montmartre. Francis Lemarque est présent dans le public et enthousiasmé par la performance de Montand, il lui propose trois chansons : Ma douce vallée, Bal, petit bal et Tueur affamé. Cela scelle le début d'une collaboration fructueuse et Montand qui se réserve l'exclusivité sur les chansons de Lemarque, lui devra quelques uns de ses plus grands titres.
Début 1947, le chanteur passe en vedette à l'ABC. Il signe un contrat avec la Warner de sept ans, qu'il finira par juger trop contraignant et qu'il dénoncera plus tard. Attaqué en justice, l'affaire se conclut sans préjudice pour lui.
Montand se console de la rupture avec Piaf en multipliant ses prestations sur scène. Il participe à l'opérette Le chevalier Bayard qui est un échec, sans que son succès personnel en soit entaché. Cette année là, il engage le pianiste Bob Castella, qui pour les quarante-quatre années à venir sera son accompagnateur. Grâce à Jacques Prévert, il rencontre le guitariste Henri Crolla, (emporté par un cancer en 1950. Fort de cette fructueuse collaboration, le chanteur plus jazzy, plus swing, enchaine les enregistrements : C'est si bon, Clopin-clopant, À Paris, Les cireurs de souliers de Broadway, Les enfants qui s'aiment - ces deux dernières sont signées Prévert - Clémentine... Le 2 mai 1949, il enregistre Les feuilles mortes.

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En 1948, Prévert lui fait découvrir La Colombe d'Or, une auberge de Saint-Paul-de-Vence. Il y devint un habitué et c'est là qu'il rencontre Simone Signoret le 19 août 1949. Le coup de foudre est instantané et ils ne se quittent plus. L'actrice met un temps sa carrière entre parenthèse et après son divorce avec le réalisateur Yves Allégret - de leur union est née Catherine Allégret - ils vivent place Dauphine.
En mars 1951, le chanteur, triomphe avec un tour de chant de vingt-deux chansons, qui marque l'histoire du music-hall et influencera nombres de chanteurs qui s'essayeront au one-man-show.
Le 22 décembre 1951, Simone Signoret et Yves Montand se marient à la mairie de Saint-Paul-de-Vence et deviennent l'un des couples français les plus en vogue du monde du spectacle.
En 1953, Montand, avec le film d'Henri-Georges Clouzot Le Salaire de la peur, obtient son premier rôle marquant au cinéma. Cette année-là, le film obtient la Palme d'or au Grand Prix du Festival de Cannes.
En 1954, le couple achète une propriété à Autheuil-Authouillet, en Normandie. Cette demeure devint par la suite un haut lieu pour des rencontres artistiques et intellectuelles. Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir, Serge Reggiani, Pierre Brasseur, Luis Buñuel, Jorge Semprún, y séjournent régulièrement. Le couple milite en faveur de ses idées de gauche et est bientôt catalogué « compagnon de route » du Parti communiste français (PCF).
En 1955, Montand et Signoret se produisent au théâtre avec la pièce Les Sorcières de Salem de l'écrivain Arthur Miller. Traduite et adaptée en français par Marcel Aymé, elle est présentée pour la première fois au Théâtre Sarah Bernhardt à Paris, dans une mise en scène de Raymond Rouleau. Le succès est tel que les représentations durent jusqu'à Noël 1955.
En 1956, Yves Montand s'apprête à entamer une tournée de music-hall en URSS, lorsque le 23 octobre les chars de l'Armée rouge envahissent Budapest, en Hongrie (insurrection de Budapest). Il décide malgré tout de chanter devant les Soviétiques à Moscou, où il rencontre le Premier secrétaire du Comité central du Parti communiste de l'Union soviétique Nikita Khrouchtchev. L'entretien dure quatre heures, et Montand demande personnellement des explications au chef du Kremlin sur les raisons de l'invasion de la capitale hongroise[réf. nécessaire].
En 1957, Yves Montand, accompagné de Simone Signoret, entreprend une tournée triomphale dans tous les pays du Bloc de l'Est. Cependant il en revint profondément désabusé, déçu de ce qu'il a vu de l'application concrète du communisme dans ces pays de l'Europe de l'Est. Ses convictions dans ce système politique étant enracinées en lui avant tout par le biais des profondes croyances familiales, surtout paternelle, il eut beaucoup de mal à les réfuter et mis du temps à les réfuter et reconnaitre ses erreurs de jugement.

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En 1959, engagé par le producteur Norman Granz, Yves Montand, une fois les visas accordés, accompagné par Simone Signoret, part pour les États-Unis, où, à partir du 22 décembre, il se produit à Broadway durant trois semaines. Le soir de la première, il est applaudi par de nombreuses célébrités : Montgomery Clift, Lauren Bacall, Ingrid Bergman et Marilyn Monroe. Le chanteur triomphe, obtient pas moins de seize rappel et la presse le lendemain ne tarit pas d'éloge sur sa prestation. Il chante ensuite à Hollywood, San Francisco et Montréal. Montand conquiert l'Amérique11. Il accède alors au statut de vedette internationale : il se produira à New York en 1961 et sera de retour à Broadway en 1963. Il accomplit également avec succès plusieurs tournées à travers le monde, au Canada et au Japon.
Pour l'heure, Yves Montand danse à la télévision avec Dinah Shore et c'est grâce à cette apparition sur la chaine NBC, qu'il se voit proposer un rôle dans le film Le Milliardaire de George Cukor, avec Marilyn Monroe. En janvier 1960, Signoret et Montand au Beverly Hills Hotel de Los Angeles sympathisent avec leurs voisins Arthur Miller et Marilyn Monroe, (alors époux à la ville). En avril, Signoret reçoit l'Oscar de la meilleure actrice pour son interprétation dans Les Chemins de la haute ville de Jack Clayton, puis part à Rome pour un prochain tournage. Miller lui regagne New York. Marilyn et Montand tournent à Hollywood le film de George Cukor et bientôt, ils sont bien plus l'un pour l'autre que des partenaires de cinéma... Leur brève liaison alimente la presse, brise le couple Miller-Monroe, Simone Signoret, elle, donne le change face à la presse à scandale.
Yves Montand tourne encore Sanctuaire de Tony Richardson avec Lee Remick pour partenaire, puis déclinant plusieurs autres propositions, il rentre en France. Cette infidélité de Montand brise définitivement une bonne partie de la confiance que Simone Signoret portait en elle-même. Yves Montand, de son côté, demeura un séducteur impénitent. Bien que l'équilibre du couple soit profondément affecté par cet épisode, que Signoret a en son for intérieur très mal vécu, le couple restera cependant uni jusqu'au décès de Simone Signoret, en 1985.
En octobre 1961, Montand triomphe encore à Broadway, au Golden Théâtre, où il chante durant huit semaines. L'année suivante il effectue une longue tournée qui le mène de l'Angleterre au Japon. Début 1963, il chante à Paris à l'Étoile, où bien que sa popularité soit sans faille, il constate que tout est en train de changer dans le métier. Il peine à trouver des titres nouveaux, Francis Lemarque, à l'instar des Brassens, Brel, Ferré, Aznavour et autres Gainsbourg ou Nougaro, interprète désormais ses propres créations. Une autre génération, dont un certain Johnny Hallyday, bouleverse tout et Montand est conscient que sa grande période d'artiste de music-hall s'achève.
À partir de 1964, il se consacre presque exclusivement à sa carrière d'acteur et ne reviendra à la scène que de façon épisodique. C'est à partir de 1965, qu'il s'impose définitivement au cinéma. La rencontre avec Costa-Gavras, avec qui il tourne Compartiment tueurs en est la clef de voute. Il tourne avec Alain Resnais, René Clément, Claude Lelouch, Philippe de Broca, Jean-Pierre Melville, Gérard Oury, Jean-Luc Godard, (...) et devient l'un des acteurs fétiches de Claude Sautet avec qui il tourne trois films. Durant les années 70, l'acteur alterne drames, films engagés et comédies et s'impose comme l'un des acteurs français les plus populaires.

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Costa-Gavras, qui en 1969 a réalisé Z dénonçant le régime des colonels grecs, adapte en 1970 " L'Aveu " d'Arthur London publié en 1968. Ce dernier, né à Prague en 1915, entré aux Jeunesses communistes à l'âge de quatorze ans, fut des Brigades internationales anti-franquistes, résistant en France, et déporté à Mauthausen. Après la guerre, il devient vice-ministre des Affaires étrangères de Tchécoslovaquie, il sera arrêté en 1951 et accusé de trahison lors d'un procès " stalinien " à Prague en 1952 au cours duquel onze condamnations à mort sont prononcées. Arthur London en réchappera, et sera réhabilité en 1956. Le film L'Aveu s'achève sur l'arrivée des chars soviétiques à Prague en 1968. cette fois encore, Costa-Gavras a co-écrit le scénario avec Jorge Semprun, mais c'est l'interprétation magistrale d'Yves Montand qui retiendra l'attention et permettra de faire comprendre au grand public l'ampleur de la répression dans les pays du bloc soviétique. L'exemple du courage d'Arthur London suffit pour dénoncer les méthodes staliniennes des régimes communistes. (Les années 70 de Claude Sérillon, éditions du Chêne-Hachette Livre, 2006, p 38 )
En septembre 1968, Yves Montand redevient chanteur le temps de se produire à l'Olympia. Il crée À bicyclette et Mon frère.
Cette même année, son engagement et ses convictions politiques connaissent un revirement complet, après l'écrasement du Printemps de Prague sa rupture avec le parti communiste français est définitive.
En février 1974, pour soutenir les réfugiés chiliens et condamner le coup d'état du général Pinochet, Yves Montand donne un récital unique à l'Olympia. La préparation de ce tour de chant donne lieu à un film de Chris Marker La Solitude du chanteur de fond, dans lequel on voit les répétitions avec son pianiste Bob Castella et son interprétation, entre autres, du Temps des cerises.

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1981, marque le grand retour d'Yves Montand à la chanson et à la scène. Le chanteur enregistre l'album Montand d'hier et d'aujourd'hui et triomphe trois mois durant et à guichets fermés, sur la scène de l'Olympia, du 7 octobre au 3 janvier 1982. Le succès est tel, que durant l'été, il revient à l'Olympia pour de nouvelles représentations du 20 juillet au 14 août, (après s'être produit en province de mars à juillet). Fin août, il entame une tournée mondiale, qui le conduit au Brésil, aux États-Unis, au Canada et au Japon.
Dans les années 1980, Yves Montand milite pour les droits de l'homme et s'engage en faveur du syndicat polonais Solidarnosc de Lech Walesa, en décembre 1981.
Le 30 septembre 1985, alors qu'Yves Montand tourne les films Jean de Florette et Manon des Sources de Claude Berri d'après Marcel Pagnol, Simone Signoret décède d'un cancer à l'âge de soixante-quatre ans.
La dernière compagne d'Yves Montand sera Carole Amiel, (son assistante sur la tournée de 1982, avec qui il entretenait déjà une liaison au moment où disparait Signoret). Avec elle, il aura son seul enfant, Valentin, (né le 31 décembre 1988).
Il tourne encore trois autres films : Trois places pour le 26 de Jacques Demy (1988), Netchaïev est de retour de Jacques Deray (1991) et IP5 de Jean-Jacques Beineix.

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Le 9 novembre 1991, Yves Montand meurt d'un infarctus du myocarde à l'âge de 70 ans, le lendemain du dernier jour de tournage du film de Beineix, (à la fin duquel son personnage lui aussi, étrange coïncidence, meurt d'une crise cardiaque). Yves Montand ambitionnait de faire sa rentrée sur la scène de Bercy.
Pour les besoins du scénario, (protégé par une combinaison de plongeur sous ses vêtements), il s'était baigné, fin septembre, dans un lac glacé des étangs de Commelles la forêt de Chantilly, près de Senlis (Oise). Après le tournage d'un dernier raccord, Montand ressentit un malaise. « Je sais que je suis foutu mais ce n'est pas grave, j'ai eu une très belle vie », a-t-il déclaré à l'un des ambulancier.. Il mourut à l'hôpital de Senlis et fut inhumé au cimetière du Père-Lachaise aux côtés de Simone Signoret, la seule femme à laquelle il fut marié.
À ses obsèques furent présents entre autres Jean-Louis Livi, son neveu, Catherine Allégret, sa belle-fille, Jean-Pierre Castaldi, Catherine Deneuve, Michel Piccoli, Jack Lang, Gérard Depardieu, Claude Sautet, Alain Corneau, Claude Berri, Gérard Oury, Michèle Morgan, Danièle Thompson, Jean-Paul Rappeneau, Olivier Martinez, Jean-Jacques Beineix, Serge Reggiani, François Périer, Costa-Gavras, Miou-Miou ou encore Daniel Auteuil............

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L'écran

Yves Montand parvient, après la chanson, à s'imposer au cinéma. Au gré des tournages, il devint un acteur de premier plan tant pour la critique que pour le public. Tournant pour des réalisateurs aussi différents que peuvent l'être Henri Georges Clouzot, Jean-Pierre Melville, Henri Verneuil, Costa-Gavras ou encore Gérard Oury et Claude Sautet. Il campe aussi bien un flic alcoolique en recherche de réhabilitation dans le Le Cercle rouge, qu'un père primesautier dans Tout feu, tout flamme ; un procureur intègre dans I comme Icare ou un désespéré amoureux dans Clair de femme. Aussi à l'aise dans la comédie (Le Sauvage, La Folie des grandeurs) que le drame (Le Salaire de la peur), il s'impose également dans plusieurs polars : Compartiment tueurs, Police Python 357, Le Cercle rouge, Le choix des armes.
Sa rencontre avec Claude Sautet lui permit d'apposer une empreinte supplémentaire sur le cinéma français : César et Rosalie (1972), Vincent, François, Paul... et les autres (1974) et Garçon (1983).
En 1986, Claude Berri l'appela pour camper un Papet plein de truculence et de tragédie dans le diptyque qu'il adapta de Marcel Pagnol : Jean de Florette et Manon des sources.
Enfin, en 1988, dans la comédie musicale Trois places pour le 26, Jacques Demy lui fit interpréter son propre rôle, revenant à Marseille pour y monter un spectacle chanté de sa vie.

 

 

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Pas de Montand sans " A bicyclette"
podcast

 

20/07/2012

Sacha Distel

Sacha-Alexandre Distel, dit Sacha Distel (Sacha est le diminutif russe du prénom Alexandre), est un guitariste de jazz, compositeur et chanteur français d'origine russe par son père, Leonid Distel, chimiste russe émigré. Sacha Distel est né à Paris le 29 janvier 1933, mort au Rayol-Canadel-sur-Mer le 22 juillet 2004.

 

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Par sa mère, Andrée Ventura, Sacha Distel est le neveu de Ray Ventura. Il commence par être guitariste de jazz dans les boites de Saint-Germain-des-Prés. Il fait ses débuts de chanteur en 1958 au casino d'Alger. Après une idylle avec Brigitte Bardot, il épouse en 1963 la skieuse Francine Bréaud avec laquelle il aura deux fils, Laurent (1964) et Julien (1967).
Bercé par les accords des « Collégiens », éduqué par les plus grands, poussé par Ray Ventura, Stan Getz, Django Reinhardt et bien d'autres, à la fin des années 1950, il va devenir un grand guitariste de jazz français. Il joue avec Stephane Grappelli, Roger Guérin, Maurice Vander, ou Michel Portal.

 

sacha-distel (1).jpgL'éveil

Grâce à son oncle Ray Ventura, qu’il prenait comme modèle, Sacha Distel s’intéressa progressivement au jazz. « L’oncle Raymond » était en effet tombé dans le chaudron dès son plus jeune âge. L’Original Dixieland Jass Band qui marqua le début officiel du style n’existait que depuis quelques années quand Raymond Ventura monta son propre orchestre au lycée. Il eut vite à cœur de promouvoir ce courant musical durant les années 1930 et contribua à la percée du « swing » en France. Sacha Distel était à bonne école lorsque son oncle s’installa à Paris avec « ses Collégiens » et qu’il put assister aux diverses répétitions et enregistrements de l’orchestre. Vite absorbé par cette nouvelle mouvance entrainante, il délaissa le piano pour des contrées sonores plus excitantes que semblaient offrir la guitare. C’est avec Henri Salvador et son installation dans un studio proche de l’appartement de la rue Erlanger en 1947 que le guitariste prit définitivement le pas sur le lycéen. Chargé d’amener l’étoile montante de Ray Ventura aux studios de Neuilly, le jeune Sacha devint progressivement un élève de ce dernier. Henri Salvador, dont le succès était déjà palpable, accepta de lui enseigner les rudiments de la guitare qui lui ouvrirent rapidement les portes du milieu à son tour. La formation des « Noise Makers », de « jeunes gens » du seizième arrondissement de Paris, ne tarda pas à vouloir compter le jeune prodige parmi eux et ce fut le début du succès. Adulé par les jeunes filles du quartier, l’orchestre fut vite l’incontournable des « surprises-parties » avec ses sonorités Jazz Nouvelle-Orléans.

 

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Sacha Distel et les guitares

La première Tout a commencé en 1947, après un jeudi en compagnie d’Henri Salvador. Un père consentant et son fils, des étoiles dans les yeux, prêts pour l’acquisition qui détermina toute une vie. Après une heure de sélection et autres réjouissances, c’est une Di Mauro marron clair en bois naturel qui eut raison du jeune Sacha.
Ensuite, Sacha Distel créa "son" modèle de guitare jazz, conçue puis fabriquée jusqu'en 1994 par les frères Jacobacci.

 

77382343_o.jpgLa découverte du Be-bop, un moment décisif

Les premières heures du succès des « Noise Makers » ne passèrent pas inaperçues. Ray Ventura qui avait eu vent de la chose proposa au jeune Sacha de venir à une soirée à l’Alhambra l’hiver de 1948. Dizzy Gillespie y jouait avec son orchestre, un véritable choc pour l’adolescent. Entouré alors par ceux qui deviendront par la suite des grandes figures du monde de la musique (Bruno Coquatrix, Paul Misraki, André Hornez), Sacha découvre le Be-Bop, persuadé qu’il était en train d’écouter, sans aucun doute, l’avenir de la musique jazz. Dès le lendemain, il tente le tout pour le tout en essayant de rallier les Noise Makers à sa nouvelle quête. Cette tentative scellera la fin de l’orchestre et donnera naissance à deux groupes concurrents : Les irréductibles du New Orleans de Guy Wormser et les aficionados du cool jazz et du be-bop menés par Sacha. C’est en rencontrant Hubert Damisch, un saxophoniste et fan de cool jazz, que Sacha monte le groupe qui lui permettra d’entrer dans la cour des grands. Avec l’aide de Jean-Marie Ingrand (bassiste), Mimi Perrin (pianiste) et Jean Louis Viale (batterie) ils décrochent à la Nuit Du Jazz du Coliséum le prix du meilleur petit orchestre moderne (Hubert et Sacha récoltant, quant à eux, des prix en tant que sax-ténor et guitariste). Le Café restaurant Sully d’Auteuil les engage pour jouer tous les samedis après-midi, Jean-Louis Durand lui propose de l’accompagner pour une tournée en Bretagne. C’est le début de la carrière de musicien de Sacha qui commence alors, le bac en poche l’année d’après.
Admirablement « coaché » à Paris par un Henri Salvador au goût sûr pour les mélodies suaves et les rythmes enjôleurs, Sacha va découvrir la musique noire. Il a 19 ans lorsque Ray Ventura l'expédie à New York apprendre l'anglais et le métier d'éditeur. La composition a toujours fait partie des intérêts majeurs de Sacha Distel. Sacha a toujours aimé la scène. Seul, avec guitare ou sans, en groupe, en grand orchestre ou pour une comédie musicale, il n'hésitait guère à monter sur les planches dès qu'il en avait l'occasion (y compris pour la Reine d'Angleterre).
Couronné en 1959 par le Grand Prix de l'Académie Charles-Cros, il débute à l'écran avec « Les Mordus ». À partir de 1963 (et jusqu'en 1971), il commence à animer les émissions de variétés à la télévision, notamment les « Sacha show » de Maritie et Gilbert Carpentier, émission qui avait notamment pour auteurs Serge Gainsbourg et Jean Yanne.
Le 28 avril 1985, il est victime d'un accident de la route, sur la RN 7 dans la traversée du hameau de Maltaverne (commune de Tracy-sur-Loire, à proximité de Cosne-sur-Loire), à bord d'une Porsche Carrera en compagnie de la comédienne Chantal Nobel, alors héroïne du feuilleton télé Châteauvallon. Chantal Nobel, grièvement blessée, en ressort handicapée à vie. Lui-même est légèrement blessé à la tête et sera condamné à un an de prison avec sursis pour blessures involontaires.
Il a tenu le rôle principal dans la comédie musicale Chicago à Londres en 2001.
Il meurt à 71 ans le 22 juillet 2004 des suites d'un cancer de la peau. Il repose dans la crypte familiale de la propriété de ses beaux-parents au Rayol-Canadel.
Sacha Distel et Henri Salvador sont les deux seuls chanteurs de variété française à figurer dans le Dictionnaire du Jazz.

 

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Filmographie

En plus de cinquante ans de carrière, quelques films et des dizaines de shows télévisés.
1953 : Femmes de Paris de Jean Boyer (apparition, membre de l'orchestre de Ray Ventura)
1962 : Les Sept Péchés capitaux de Claude Chabrol
1962 : Nous irons à Deauville de Francis Rigaud
1964 : La Bonne Soupe de Robert Thomas
1964 : La Bonne Occase de Michel Drach
1970 : Le Voyou de Claude Lelouch
1971 : Sans mobile apparent de Philippe Labro
2001 : Absolutely Fabulous de Jennifer Saunders et Dawn French

 

 

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Pour terminer, une chanson qui nous montre bien

la joie de vivre de ce chanteur regretté.

Qu'est-ce qu'on attend
podcast

 

07/07/2012

Julien Clerc

Julien Clerc, de son vrai nom Paul Leclerc, né le 4 octobre 1947 à Paris, est un chanteur français.

 

julien-clerc-long-box-3-cd-julien-clerc-vol-1-1968-1978-inclus-un-livret-528 (1).jpgFils de Paul Leclerc (mort en 2003), haut fonctionnaire à l'Unesco, et d'Évelyne Merlot, d'origine guadeloupéenne, il est l'interprète de nombreuses chansons d'Étienne Roda-Gil. Il est notamment le demi-frère du journaliste Gérard Leclerc. Ses parents divorcent lorsqu'il est encore jeune.
Il habite alors à Bourg-la-Reine et, par des voisins, fait du scoutisme laïc chez les Éclaireurs de France dans le groupe Montaigne.
C'est pendant la comédie musicale Hair qu'il rencontre France Gall, dont il tombe amoureux. Ils vivent ensemble jusqu'en 1974. Julien lui écrit la chanson Chasse-neige. Sa séparation avec France lui inspire Souffrir par toi n'est pas souffrir.
Après leur séparation, et durant le tournage du film D'amour et d'eau fraîche, l'actrice Miou-Miou devient la compagne de Julien Clerc, avec laquelle il va vivre jusqu'en 1981. Miou-Miou quitte dès lors son compagnon Patrick Dewaere, avec qui elle a eu une fille, Angèle, dite Angèle Herry-Leclerc (1974), laquelle sera adoptée officiellement par le chanteur, après le suicide de l'acteur. Dans une interview, Julien Clerc raconte que Patrick Dewaere l'a attendu un jour à la sortie du tournage du film pour lui coller son poing dans la figure.

En 1978, naît sa fille, Jeanne, qui va devenir actrice, et qui a interprèté plusieurs rôles, au théâtre, à la télévision et au cinéma, connue sous le nom de Jeanne Herry.
En 1978, il fête ses trente ans, et son ami Maxime Le Forestier lui écrit à cette occasion la chanson J'ai eu trente ans. Ce titre paraîtra à l'automne 1978 dans l'album Jaloux, qui sera son premier grand succès de ventes (400 000 exemplaires), grâce, notamment, au titre de Jean-Loup Dabadie Ma préférence
En 1980, Julien Clerc souhaite évoluer, et se sépare d'Étienne Roda-Gil, ainsi que de son arrangeur, Jean-Claude Petit. Au cours des années 1980, il participe aux différentes campagnes publicitaires de la firme Citroën, avec le slogan chanté J'aime, J'aime, J'aime, que l'on peut entendre dans les clips et voir sur les affiches.
En 1982, sort son douzième album, incluant Femmes je vous aime. Il quitte sa maison de disques, Pathé Marconi, pour intégrer la firme anglaise Virgin, qui, à l'époque, n'est encore qu'un petit label.

952483FF-3048-7BE8-78BA3C053DE8FB10.jpgLe 14 septembre 1985, à Pino, en Haute-Corse, il épouse Virginie Coupérie, descendante directe de Gustave Eiffel et du ministre de la Police de Napoléon Ier Joseph Fouché, qui lui donnera deux enfants : Vanille, en 1988, et Barnabé, en 1997.
L'album Utile, sorti en 1992, marque ses retrouvailles avec Roda-Gil.
De 1996 à 2010, il participe aux concerts des Enfoirés.
En 1997, il fête ses cinquante ans sur scène avec Marc Lavoine, Alain Souchon, Françoise Hardy, Maurane et Pascal Obispo. Il en sera tiré en live un disque intitulé Le 4 octobre, qui correspond à la date de son anniversaire.
En 2002, à la suite d'un reportage en Afrique, il cède les droits de son titre Partir à l'UNHCR, dont il est nommé ambassadeur de bonne volonté en 2003.
Son album Double enfance sort fin 2005, et rencontre le succès, dans une période où le marché du disque s'effondre. Il comporte, entre autres, deux chansons d'Étienne Roda-Gil, disparu quelques mois plus tôt.

julien-clerc-photo-lbp-jsl.jpgSa nouvelle compagne Hélène Grémillon, née le 8 février 1977, scénariste et romancière, a donné naissance à un petit Léonard, né le 22 avril 2008. Julien est papa pour la cinquième fois, tandis que, depuis l'année précédente, il est devenu grand-père d'un petit Jules.
Son album Où s'en vont les avions est sorti le 15 septembre 2008. Le premier extrait est La jupe en laine (clip réalisé par Hélène Grémillon). Ont notamment participé à l'album : Maxime Le Forestier, Carla Bruni, et Benjamin Biolay, ce dernier en tant que producteur.
Julien Clerc est le parrain du Téléthon 2008.

Il a fêté ses quarante ans de carrière sur la scène du Casino de Paris. L'enregistrement public de la tournée qui en a découlé est sorti le 30 novembre 2009 sous le titre : « Tour 09 ». L'enregistrement de ce dernier album live a eu lieu lors du concert du 16 juillet 2009 au Festival des Nuits de Fourvière à Lyon ; ce même concert était retransmis en direct et en trois dimensions dans plusieurs salles de cinéma ; Julien Clerc est le premier artiste européen à s'être prêté à cette innovation technologique.
Le 7 novembre 2011, est sorti son dernier album, Fou peut-être, réalisé par Philippe Uminski. Il y collabore avec Maxime Leforestier, Charles Aznavour, Gérard Manset, Alex Beaupain, Julien Doré.
Début 2012, il sera au palais des Congrès de Paris avec un orchestre symphonique, puis dans une tournée qui suivra dans toute la France.

 

Récompenses

1974 : Julien Clerc obtient cinq disques d'or pour la totalité des ventes de ses albums précédents.
1991 : "Fais-moi une place" remporte le prix de la meilleure chanson aux Victoires de la Musique.
1993 : "Utile" obtient le prix Vincent Scotto
1998 : le prix Rolf Marbot, grand prix de Printemps de la SACEM (Société des Auteurs Compositeurs) pour son titre "les Séparés", écrit sur une poésie de Marceline Desbordes-Valmore poétesse du xixe siècle.

 

Albums live
1970 : Olympia 70
1973 : Julien Clerc avec vous
1977 : Enregistrement public au Palais des Sports (triple 33 tours)
1981 : Vendredi 13 (album) (double 33 tours enregistré à Lyon)
1983 : Pantin 1983
1988 : Pour les fous d'hier et d'aujourd'hui
1991 : Amours secrètes... Passion publique
1994 : Olympia intégral 94
1997 : Le 4 octobre (enregistré au Palais des Sports à l'occasion des 30 ans de carrière de Julien Clerc)
2002 : Julien déménage électrique & acoustique (double CD enregistré au Bataclan et au Zénith)
2009 : Tour 09

 

71000926.jpgParticipations

1969 : Hair (comédie musicale)
1979 : 36 Front populaire (comédie musicale)
1979 : Emilie Jolie de Philippe Chatel
1990 : Pierre et le loup de Prokofiev (voix off)
1994 : À la Belle de Mai de Renaud (trois compositions)
2000 : Les Enfoirés en 2000
2006 : Le Chasseur, duo avec Michel Delpech dans son album Michel Delpech &...
2008 : Les secrets des Enfoirés
2011 : "Qu'est-ce que je vais te dire", titre composé pour Maurane, texte de Duguet-Brasser

 

Vidéographie

1984 : Bercy est à Julien (cassette VHS)
1994 : Olympia intégral 94 (Laser Disc)
2002 : Julien déménage (DVD concert au Bataclan et au Zénith + documentaire)
2009 : tour 09 (blu-ray 3D)

 

julien-clerc-by-fanfan.jpgConfrontation

La chanson Assez Assez de Julien Clerc sur un texte de David McNeil (avec les paroles : Faut des ronds, Faut des courbes [...] Et les seins de Sophie Marceau) a créé une polémique assez vive de la part de Sophie Marceau, qui a failli lui intenter un procès.
Sophie Marceau a déclaré : J’ai été atrocement gênée par ce disque. Quand je l’ai reçu, je l’ai caché. J’avais peur que mon entourage ne l'entende. J’étais mal, comme si j’avais fait une bêtise. Comme si je montrais mes seins à la radio. Les seins, c’est intime, c’est érotique, sexuel, je me suis sentie dévêtue.
L'auteur de la chanson a avoué n'avoir voulu faire qu'une belle rime

 

julien-clerc-1.jpgPour vous Mesdames, j'ai choisi aujourd'hui

Femmes je vous aimes
podcast

 

01/07/2012

Les compagnons de la chanson

Les Compagnons de la chanson est un groupe vocal français né à Lyon (alors en zone libre) en 1941, durant la Seconde Guerre mondiale. Il donne son dernier concert le 14 février 1985.

 

1028093.jpgOrigines

Issus d'un groupe connu sous le nom des Compagnons de la Musique, un ensemble de jeunes gens issus des Compagnons de France créé par Louis Liébard en 1941, ils deviennent les Compagnons de la chanson en février 1946. Le groupe compte à l'origine neuf membres, puis huit (Paul Catrin, le neuvième élément pressenti, ayant choisi de ne pas quitter la formation de leur mentor et formateur Louis Liébard).

Interprètes de vieilles mélodies françaises empruntées au folklore (Perrine était servante), c'est en 1944, alors qu'ils sont encore sous la tutelle de Louis Liébard, chez les Compagnons de la musique, qu'ils connaissent un premier succès et qu'ils rencontrent Édith Piaf à l'occasion d'un gala à Paris.

Après un court intérim de Jean Driant durant quelques semaines, c'est en septembre 1946, avec l'arrivée du Titi Paul Buissonneau, que la formation prend sa véritable assise avec une organisation basée sur trois ténors, trois barytons et trois basses.

En 1946, ils enregistrent avec Édith Piaf la chanson Les Trois Cloches de Jean Villard (dit Gilles), qui devient un succès international et les révèle au grand public, grâce à un arrangement réussi par Marc Herrand. Encouragés et soutenus par Édith Piaf, Les Compagnons de la chanson adoptent un répertoire plus jeune et partent en tournée aux États-Unis. À leur retour en France, ils rencontrent un succès prodigieux qui va leur permettre de parcourir le monde. Les succès s'enchaînent durant les années 1950, 1960 et 1970.

 

Les membres du groupe

Si Paul Buissonneau, Marc Herrand et Jean Albert ne sont restés que quelques années, la formation la plus connue du grand public comporte :

    Jo Frachon (né à Davézieux le 14 août 1919, décédé le 10 février     1992), basse ;
    Guy Bourguignon (né à Tulle en 1920, décédé à Paris le 31 décembre 1969), basse ;
    Jean Broussolle (né à Saint-Vallier le 2 février 1920, décédé le 28 avril 1984), baryton ;
    Jean-Louis Jaubert (né à Mulhouse le 29 août 1920), basse ;
    Hubert Lancelot (né à Lyon le 11 septembre 1923, décédé à Paris le 7 mars 1995), baryton ;
    Fred Mella (né à Annonay le 10 mars 1924), ténor ;
    Jean-Pierre Calvet (né à Orgon le 12 mars 1925, décédé 16 février 1989), ténor ;
    René Mella (né à Annonay en 1926), ténor ;
    Gérard Sabbat (né à Lyon en 1926), baryton.

 

Les Compagnons de la Chanson 2.jpgMalgré des changements au cours des années, ils demeurent toujours au nombre de neuf jusqu'à la mort de Guy Bourguignon en 1969, refusant alors d'un commun accord de remplacer leur ami. Le 31 décembre 1972, le baryton et compositeur Jean Broussolle quittant le groupe lors d'un Grand Échiquier de Jacques Chancel fort émouvant, c'est Michel Cassez, né en 1935, plus connu sous le nom de « Gaston », ex-musicien et chef d'orchestre de Claude François et animateur de l'émission Midi-trente sur TF1, qui le remplace.

 

I05044115.jpegLe parcours du groupe

Les Compagnons de la chanson enregistrent successivement chez Columbia/Emi, Polydor, CBS, Sonopresse et Philips. À la suite de leur première tournée américaine d'octobre 1947, ils se tournent vers les scènes du monde (États-Unis, Angleterre, Brésil, Moyen-Orient, Japon, etc).

En 1954, sous l'égide de Radio-Luxembourg, ils effectuent sous chapiteau une longue tournée de plus de six mois.

En 1959, ils suivent le Tour de France avec un concert à chaque ville-étape.

Ils passent à quatre reprises à l'Olympia et restent cinq mois à l'affiche de Bobino à Paris en 1962, trois mois en 1966, un mois en 1968, 1970 et 1973.

Ils participent à de nombreuses émissions télévisées et radiophoniques, comme Le Palmarès des chansons, Télé Dimanche, Tête de bois et tendres années.

En plus du chant, chacun des membres a un rôle particulier à remplir pour le bon fonctionnement du groupe, ce qui permet à la formation de garder une belle harmonie certains membres étant musicien. L'homogénéité de cette formation vocale ne saurait faire oublier le fait qu'elle est composée de personnalités souvent brillantes individuellement :

    Fred Mella, le soliste ;
    Marc Herrand, arrangeur de talent de plusieurs des grands succès de la formation (Les Trois cloches, Mes jeunes années écrite en ce qui concerne la musique en collaboration avec Charles Trenet, Moulin Rouge avec Georges Auric, etc.) ;
    Jean-Pierre Calvet, parolier ;
    Jean Broussolle également arrangeur de qualité de la plupart des chansons du répertoire des Compagnons et compositeur de beaucoup de leurs succès ;
    Jean-Louis Jaubert enfin, qui faisait fonction de véritable directeur du groupe.

Sans oublier ceux qui gravitaient autour du groupe, parmi lesquels l'arrangeur de talent Nino Nardini (à l'origine de Sur ma vie de Charles Aznavour), et la contribution de plusieurs autres grands noms de la chanson comme Gilbert Bécaud, Georges Brassens ou Henri Salvador.

Au total, plus de 350 titres sont gravés, 50 restant inédits, et le groupe aura donné environ 300 concerts par an. Les Compagnons passent quatre années avec Édith Piaf, ils enregistrent également avec elle la chanson Johnnie Fedora et Alice Bluebonnet, du dessin animé de Walt Disney La Boîte à musique.

Ils font de multiples tournées au Canada, Japon, Israël, États-Unis, Liban, Syrie, Brésil, Russie, Afrique, Angleterre, Belgique, Italie, Suisse, Allemagne etc.

Ils tournent un film avec Edith Piaf, Neuf garçons, un cœur, et participent à Minnie Moustache, une opérette de Broussolle et Georges Van Parys, aux côtés de Jean Lefebvre.

C'est en décembre 1980 qu'ils annoncent leur tournée d'adieux, celle-ci durera près de cinq ans. En 1983, ils reçoivent un triomphe pendant cinq semaines à l'Olympia. Leur dernier concert est donné le 14 février 1985 au pavillon Baltard de Nogent-sur-Marne.

 

compagnons-chanson.jpgDe nos jours

Depuis 1986, Fred Mella poursuit sa carrière en solo et son frère René Mella participe de temps à autre, avec son nouveau groupe Les Copains d'Accord, à quelques tournées. Ce qui leur a valu à l'un comme à l'autre d'enregistrer de nouveaux CD. Il en est de même de « Gaston » Michel Cassez qui se produit encore avec son Jazz band.

Le 19 octobre 2002, une place des Compagnons de la chanson a été inaugurée à Lyon dans le quartier de la villa du Point du Jour, à proximité de l'endroit où la prestigieuse épopée avait commencé sous la direction de Louis Liébard. De nombreux fans venus des quatre coins de France, et même de Suisse, étaient là pour assister à l'événement.

 

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Ils ne pouvaient pas faire mieux pour se faire connaître.

Les 3 cloches

( avec la sublime Edith Piaf )
podcast

23/06/2012

Richard Anthony

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Richard Anthony est un chanteur français, né Richard Btesh le 13 janvier 1938 au Caire (Égypte).

 

 

Le père de Richard Anthony est un industriel syrien, sa mère est la fille de l’ambassadeur du Royaume-Uni en Irak. Le jeune Richard passe d'abord son enfance entre l’Égypte, l’Argentine et le Royaume-Uni, puis en France où il rentre au lycée Janson-de-Sailly à Paris, en 1951. Il a une petite sœur prénommée Valérie qui fera partie de "Tangerine", groupe folk français des années 70. Après son baccalauréat et le début de ses études de droit, il refuse de suivre ses parents à Milan. Il devient représentant de commerce en réfrigérateurs, tout en pratiquant le saxophone dans des clubs de jazz.

 

En 1958, influencé par la pop anglophone qu'il connaît bien, Richard Anthony décide d'adapter ce nouveau son à des textes français, il enregistre alors You Are My Destiny de Paul Anka et Peggy Sue de Buddy Holly. La maison de disques Columbia Records lui donne sa chance mais ces deux titres passent inaperçus. Le premier à le faire signer dans une maison de disques est Jacques Plait, qui deviendra le producteur et directeur artistique de Joe Dassin.
Il doit attendre son troisième 45 tours avec Nouvelle Vague, une reprise du Three Cool Cats des Coasters, pour être enfin reconnu. C'est un succès énorme. Suit alors une série de tubes, enregistrés entre Paris et Londres, dont le célèbre Et j'entends siffler le train en 1962. Au total, 21 tubes classés numéro 1 des ventes : il est aujourd'hui encore, le seul chanteur français ayant atteint un tel record.

                                                                              

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Il acquiert en 1964 un avion privé qu'il pilote lui-même pour faire ses tournées. Il possède des villas à Saint-Tropez et Marbella, un hôtel à la Jamaïque, une maison dans la vallée de Chevreuse, un chalet à Crans, des motos, des voitures et plusieurs bateaux.

 

En France en 1965, il obtient un grand succès avec Je me suis souvent demandé, adaptation d'une chanson belge (en néerlandais) de Bobbejaan Schoepen. Il en fera aussi un hit en Argentine sous le titre A veces me pregunto yo.

 

En 1967, il adapte le Concerto d'Aranjuez de Joaquin Rodrigo. Très vite, c'est un succès mondial, on parle de plus de huit millions d'exemplaires vendus.
Il a moins de succès dans les années 1970, il divorce d'avec son épouse Michelle. Il s'installe avec Josiane (Iris Franck) pendant 7 ans à Saint-Paul-de-Vence, période durant laquelle il revient, en 1974, avec Amoureux de ma femme. Puis suivent d’autres 45 tours et un 33 tours, Non Stop (1978).
En 1978, il part à Los Angeles avec sa nouvelle femme Sabine pour faire de la production, il veut à présent exporter des mélodies françaises pour le public américain. Il produit notamment Indian Summer adaptation anglaise de L'Été indien de Joe Dassin.

 

                                                                                

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Il revient en France, en 1982, pour quelques mois, mais se fait rattraper par la justice pour redressement fiscal, ce qui l'amène à passer trois jours en prison en 1983.
À la fin des années 1980, après un nouveau divorce et un grave accident de bateau, il s'éloigne du public. En 1993, il sort, chez EMI, un coffret de 300 chansons qui est rapidement triple disque d'or. En 1996, il reprend le chemin des studios pour réenregistrer ses tubes pour la France mais aussi pour l'Espagne avec l'album Sentimental.

 

Il publie son autobiographie aux éditions Michel Laffont, Il faut croire aux étoiles, d'après le titre d'une de ses chansons, et fête ses 40 ans de carrière en 1998 au Zénith de Paris devant un public enthousiaste.
Il fait un nouveau retour en 2006 avec les tournées Âge tendre et Têtes de bois, qui font salles combles.
De nombreux artistes comme Mariah Carey, le groupe A-HA, Alliage ou Les Enfoirés ont repris ses chansons et adaptations, ainsi que les dizaines de reprises de sa version arrangée et orchestrée du Concerto d'Aranjuez.
En 2010 sort la deuxième édition de son autobiographie intitulée Quand on choisit la liberté classée dans les meilleures ventes de l'année. Il fait à l'occasion plusieurs passages télé dont un très attendu chez Mireille Dumas. L'émission "Vie privée Vie Publique" réalisera au passage une de ses meilleures audiences ce soir-là.

 

                                                                               

richard1949-small250  1949.jpgEn janvier 2011, Richard Anthony est promu au grade d'officier dans l'ordre des arts et des lettres par le ministre Frédéric Mitterrand puis décoré le 23 novembre 2011.
Le 12 février 2012, il remporte un grand succès sur la scène de l'Olympia.
Avec plus de 600 titres enregistrés et près de 50 millions de disques vendus, il reste toujours dans la mémoire collective.
Richard Anthony s'est marié quatre fois et a eu 9 enfants.

 

 

 

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Un de ces plus grand succès

du moins je le pense.

 

 J'entend siffler le train


podcast

 
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