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06/07/2013

Mylène Farmer, 1988

 

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Pourvu qu'elles soient douces
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Pour la suite Mylène Farmer 1988

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25/08/2012

Dalida

Dalida, de son vrai nom italien Iolanda Cristina Gigliotti, postérieurement francisé en « Yolanda », née le 17 janvier 1933 au Caire et morte le 3 mai 1987 à Paris, est une chanteuse et actrice. Issue d'une famille d'origine italienne, elle a surtout chanté et joué en français mais aussi en italien, en arabe égyptien, en anglais, en espagnol et en allemand.

 

images.jpgBiographie

Du Caire à Paris
Yolanda Gigliotti naît le 17 janvier 1933 à Shubra (faubourg aux portes du Caire) de parents italiens (originaires de Serrastretta, dans la Calabre). Son père, Pietro Gigliotti (1904-1945), est premier violon à l'Opéra du Caire. Elle est la seule fille d'une famille de trois enfants : Orlando est l'aîné ; son frère cadet, Bruno, est né en 1936 (par la suite, il prendra pour nom de scène Orlando, le prénom de son frère aîné, et deviendra l'agent artistique de Dalida).
À la fin de l'année 1933, elle est plongée dans le noir (bandage porté 40 jours sur les yeux selon les recommandations du médecin) contre une infection des yeux, ce qui provoque chez elle de violents maux de tête et un strabisme convergent, dont la portée sera atténuée au moyen de plusieurs interventions chirurgicales, y compris à l'âge adulte, et qui l'oblige à porter des lunettes jusqu'à 16 ans, âge auquel elle les jette pour se prouver qu'elle est belle malgré ce strabisme7.
Après avoir travaillé dans la maison de couture Donna où elle devient mannequin, elle remporte en Égypte quelques concours de beauté, dont le titre de « Miss Égypte 1954 », et tourne dans plusieurs films de série B, Dalida gagne Paris à l'âge de 21 ans dans l'espoir de faire carrière dans le cinéma. Elle prend rapidement conscience du fait que son maigre bagage ne pèse rien aux yeux des producteurs français et s'oriente vers la chanson : elle débute à la Villa d'Este, dans un répertoire à l'exotisme latin. Au début de sa carrière, Yolanda Gigliotti a pour nom de scène « Dalila », mais ce pseudonyme faisant trop penser aux mythiques Samson et Dalila, elle le change très vite en « Dalida » (sur les conseils de l'écrivain Alfred Machard).

7747689537_dalida-au-theatre-de-l-olympia-dans-les-annees-60.jpgCarrière musicale
À la recherche de nouveaux talents pour son music-hall, Bruno Coquatrix remarque Dalida à la Villa d'Este et au Drap d'Or (restaurants-cabarets parisiens). Il lui suggère de participer à un concours pour amateurs, « Les Numéros 1 de demain », organisé à l'Olympia le 9 avril 1956. Sont présents Eddie Barclay, jeune producteur de disques (qui vient d'importer le disque microsillon des États-Unis en France), et Lucien Morisse, directeur des programmes d'Europe 1. Ce dernier, subjugué par le charme oriental de Dalida, la convoque dans ses bureaux de la rue François-Ier et prend sa carrière en main.
Le 28 août 1956 sort le premier 45 tours de Dalida, Madona, une adaptation française d'un titre portugais d'Amália Rodrigues, Barco Negro. Après le succès mitigé de ce disque et du deuxième, La Violeterra, sorti en octobre, Lucien Morisse pense avoir déniché le titre phare de Dalida, Bambino, reprise d'une chanson de Marino Marini (Guaglione), qui était initialement prévue pour la vedette en place, Gloria Lasso. Morisse bloque la chanson, la fait enregistrer en une nuit et la fait passer toutes les heures à l'antenne d'Europe 1. Bambino se vend ainsi à un demi million d'exemplaires, reste plus d'un an au hit-parade10 et est premier disque d'or. Sur sa lancée, Dalida partage, quelques semaines plus tard, la même scène de l'Olympia, en première partie du spectacle de Charles Aznavour, puis en vedette américaine de Gilbert Bécaud. Elle sera par la suite tête d'affiche à l'Olympia en 1961, 1964, 1967, 1971, 1974, 1977 et 1981.

dalida-come-prima.jpgLucien Morisse, qui l'épouse en 1961, en fait rapidement une immense vedette populaire, grâce à des succès comme Come prima, Gondolier, Les Gitans, Histoire d'un amour, Aie mon cœur, Dans le bleu du ciel bleu, Romantica, bientôt suivis par Les Enfants du Pirée, Ciao, ciao bambina, L'Arlequin de Tolède, Itsi bitsi, petit bikini, Garde-moi la dernière danse, Nuits d'Espagne, Le jour le plus long, Achète-moi un juke-box, Le petit Gonzalès, Chaque instant de chaque jour, Amour excuse-moi (Amore scusami), La danse de Zorba, El Cordobès, Il Silenzio (Bonsoir mon amour), Les grilles de ma maison, À qui, Petit homme, Ciao Amore, Ciao , Mama, Le temps des fleurs, Zoum Zoum Zoum, etc.
En 1969, Arnaud Desjardins lui fait découvrir la philosophie orientale. Elle hésite à arrêter sa carrière. Elle décide finalement de continuer à chanter, mais change de répertoire et interprète Avec le temps de Léo Ferré, Mamina de Pascal Danel et Je suis malade de Serge Lama, ainsi que des « perles » originales comme Il venait d'avoir 18 ans, Ta femme, Il pleut sur Bruxelles, Mourir sur scène, etc. Elle ne renoncera pas pour autant aux très grands succès populaires à l'instar de Darla dirladada, Parle plus bas (Le Parrain), Paroles… Paroles… (en duo avec Alain Delon), Gigi l'Amoroso, J'attendrai, Besame mucho, Femme est la nuit, Salma ya salama, Génération 78, Le lambeth walk, Laissez-moi danser (Monday, Tuesday), Il faut danser reggae, Mistinguet, etc.

 

30826907_Dalida_Front.jpgUne vie privée ponctuée de drames

Pourtant, en dépit de cette réussite professionnelle, la danseuse n'est guère heureuse dans sa vie personnelle.
Elle est tout d'abord très marquée, à l'âge de 12 ans, par la mort prématurée de son père au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, qu'il a passée dans un camp de prisonniers, étant italien dans un pays sous domination anglaise (l'Italie fasciste étant alors ennemie de la Grande-Bretagne). Ses relations avec son père étaient difficiles et elle s'en voulut plus tard de ne pas l'avoir mieux connu. La biographe Catherine Rihoit explique les déboires sentimentaux de Dalida par le fait que l'artiste a cherché son père dans les différents hommes de sa vie.
À l'âge adulte, plusieurs épreuves se sont succédé dans la vie de Dalida, notamment après sa courte liaison avec l'acteur et peintre Jean Sobieski, de 1961 à 1963 – un des rares hommes de sa vie à ne pas avoir trouvé la mort dans des circonstances tragiques. À la suite de sa séparation d'avec Jean Sobieski, Dalida connaît une histoire amoureuse avec Christian de La Mazière, journaliste au passé trouble — il avait combattu dans les Waffen SS, alors âgé de 17 ans. Leur relation prend fin en 1966. Il serait resté un ami fidèle de la chanteuse.
Le 26 janvier 1967, Dalida participe au Festival de San Remo avec Luigi Tenco, le nouvel homme de sa vie ; ce dernier, sous l'effet de l'alcool et de calmants, échoue et le titre, Ciao amore ciao, n'est pas retenu. Profondément déçu, le jeune chanteur se suicide en se tirant une balle dans la tête dans son hôtel. Dalida elle-même découvre le corps. Ils avaient décidé, ce soir-là, d'annoncer leur projet de mariage à leurs proches8. Désespérée, un mois plus tard, le 26 février 1967, elle tente de mettre fin à ses jours à l'hôtel Prince de Galles à Paris, par une surdose de barbituriques. Retrouvée inanimée, elle ne peut remonter sur scène qu'en octobre de la même année pour un Olympia, après cinq jours dans le coma et des mois de convalescence.
Son pygmalion et ancien mari Lucien Morisse, avec lequel elle avait gardé de très bons rapports, se suicide le 11 septembre 1970, dans leur ancien appartement situé 7 rue d'Ankara à Paris, en se tirant une balle dans la tempe, dans des circonstances assez troubles.

dalida-1-by-louisa-jane.jpgLe 25 avril 1975, son grand ami, le chanteur Mike Brant, se donne la mort à son tour ; Dalida lui avait permis de chanter en première partie de son Olympia à l'automne 1971 et avait contribué à son succès en France. Elle avait été la première à se rendre au chevet du chanteur israélien lors de la première tentative de suicide de celui-ci, le 22 novembre 1974.
Le 18 juillet 1983, Richard Chanfray, qui fut son compagnon pendant neuf ans, de 1972 à 1981, met fin à ses jours avec sa nouvelle compagne, près de Saint-Tropez, par inhalation des gaz d'échappement de sa voiture. À 50 ans, Dalida est persuadée de porter malheur aux hommes de sa vie.
Un autre drame marque également la chanteuse : en décembre 1967, tout juste remise de sa première tentative de suicide, elle tombe enceinte d'un étudiant romain âgé de 18 ans, Lucio. Elle décide d'avorter, mais l'opération, réalisée en Italie (l'avortement n'est alors pas légal en France), la rend stérile, ce dont elle souffrira énormément. La chanson Il venait d'avoir 18 ans est directement liée à cet épisode de sa vie.
La période de crise traversée à partir de 1967 correspond à un changement d'orientation dans sa carrière. Parallèlement, Dalida entame une thérapie et lit Teilhard de Chardin ou Freud. Par ailleurs, entre 1969 et 1971, Dalida a pour compagnon le philosophe et écrivain Arnaud Desjardins mais, celui-ci étant marié, ils préférèrent mettre fin à cette liaison. Vers 1972, elle a une courte relation avec le chanteur Richard Stivell, qui lui avoue être déjà marié.
Après sa rupture avec Richard Chanfray, Dalida a quelques compagnons. Au moment de son décès, Dalida est en couple avec François Naudy, un médecin rencontré en 1985. Encore une fois, la déception est au rendez-vous, ce dernier se montrant de plus en plus fuyant au fil du temps.

21903252.jpgEn 1986, Dalida interprète une chanson autobiographique sur un texte de Didier Barbelivien, Les hommes de ma vie, bilan fort mélancolique de sa vie amoureuse où sont évoqués très clairement ses amours suicidées.
Au cœur de la vie privée de Dalida se trouve également une relation avec François Mitterrand, qui lui fut prêtée dès 1979. Cette liaison est démentie par Orlando, qui indique que leur relation n'a été que d'amitié. Dalida est l'une des artistes qui apporte son soutien au candidat socialiste lors de l'élection présidentielle de 1981. Cette prise de position (elle précise néanmoins avoir soutenu un homme et non un parti) la dessert professionnellement et provoque, pendant quelques années, la division de son public, qu'elle ne réunira tout à fait qu'après sa mort. En 1983, des journalistes s'interrogent sur l'éventuelle signification politique de la bise échangée avec Jacques Chirac dans une soirée privée de Line Renaud. En réponse, Dalida affirme être apolitique et ne chanter que pour son public.

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Dernière année et décès

Tombe de Dalida au cimetière de Montmartre
Durant la dernière année de sa vie, revenant du tournage du Sixième Jour dans lequel elle a interprété la lavandière Saddika à qui elle s'identifiait, coupée de son public jusqu'à la rentrée 1987 pour cause de préparation d'une comédie musicale dans laquelle elle devait jouer Cléopâtre et d'une pièce de théâtre, Dalida tombe dans une profonde dépression nerveuse.
Cachant de plus en plus difficilement le désespoir qui l'habite sous le bonheur exprimé par ses chansons, elle finit par se suicider dans sa maison de la rue d'Orchampt, dans le quartier de Montmartre, dans la nuit du 2 au 3 mai 1987, par surdose de barbituriques. Elle laisse deux lettres, une à Orlando et l'autre à son compagnon François Naudy, ainsi qu'un mot, sans doute à l'intention de ses fans : « Pardonnez-moi, la vie m'est insupportable ». Elle est inhumée le 7 mai 1987 au cimetière de Montmartre (division 18).

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Le mythe Dalida

Dalida s'est investie dans plusieurs causes. Elle a notamment pris part à la lutte contre le sida. Elle a défendu les radios libres en étant la marraine de la radio NRJ et en soutenant son ami Max Guazzini. Elle a été, de son vivant et jusqu'après sa mort, une icône de la culture homosexuelle, défendant la gay-pride et étant proche d'artistes et hommes politiques homosexuels tels que Pascal Sevran et Bertrand Delanoë.
Depuis sa disparition, elle est devenue une vraie référence pour la jeune génération de chanteuses. Elle ne cesse de fasciner toutes les catégories : le cinéma, les chansons (Charles Aznavour avec De la scène à la Seine) et même la télévision avec un mini-feuilleton Dalida, en deux parties, diffusé en 2005 et réalisé par Joyce Buñuel, avec Sabrina Ferilli dans le rôle titre. Au théâtre, Joseph Agostini et Caroline Sourrisseau écrivent Dalida, à quoi bon vivre au mois de mai ?, une fantaisie onirique et surréaliste sur la chanteuse, jouée par Elsa Zadkine aux Ateliers Théâtre de Montmartre en 2005.

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Place Dalida

Une place porte aussi son nom à Paris, non loin de la rue d'Orchampt où elle résidait.
Les festivités sont nombreuses lors du 20e anniversaire de sa mort en mai 2007. La mairie de la ville de Paris consacre, dans ses murs, une exposition d'images et de sons pour rappeler le souvenir de cette grande chanteuse, qui fut aussi une représentante de la capitale.
Dalida a vendu beaucoup de singles et d'albums à travers le monde, surtout en France, mais aussi en Italie, en Espagne, en Belgique, en Suisse, en Allemagne (quatre titres classés), en Égypte, au Canada, au Moyen-Orient, au Japon, en Amérique du Sud, etc. Près de 140 millions de ses disques ont été vendus à travers le monde. Elle a été la première à recevoir un disque d'or pour Bambino (1956-1957), un disque de platine (1964) et un disque de diamant (1981), créé spécialement pour elle. Dalida a reçu deux fois l'Oscar Mondial du Succès du Disque (en 1963 et en 1974), ainsi que le prix de l'Académie du Disque Français (pour Il venait d'avoir 18 ans en 1975). Ayant refusé, à deux reprises (1958 et 1978), un contrat exclusif avec les États-Unis, ce qui entrava fatalement sa carrière américaine, elle obtint toutefois une ovation mémorable au Carnegie Hall de New York en décembre 1978 et au Shrine Auditorium de Los Angeles en octobre 198622. Avec Édith Piaf, Dalida est la chanteuse populaire française qui a le plus marqué le xxe siècle selon un sondage Ifop.

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Chansons inachevées

Au cours de sa carrière, Dalida a enregistré plusieurs chansons qui n'ont jamais été terminées, voici celles dont nous connaissons l'existence :
en 1970 : Solitude, la version française de La colpa è tua
en 1974 : Mesdames, Messieurs... et Ma vie en 45 tours
En avril 1987, deux semaines avant sa mort, un nouveau 45 tours est préparé sous la houlette de Jean-Pierre Lang (pour les paroles) et de Jacques Morali (pour la musique), il s'intitule La magie des mots. L'instrumental achevé la veille de son départ, elle n'avait plus qu'à poser sa voix sur la bande le lundi 4 mai 1987. En Face B devait se trouver la chanson Leçon de séduction du même tandem. Cette dernière servira quelques années plus tard à la revue Taboo du Crazy Horse rebaptisée pour l'occasion Leçon d'érotisme (Paroxysme d'érotisme). Il faut noter qu'Orlando avait fait appel aux célèbres photographes "Pierre et Gilles" pour la pochette du 45 Tours, ils avaient rendez-vous avec Dalida le 5 mai 1987 pour la séance photo. Cela restera comme leur plus grand regret.

 

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Filmographie

1954 : Joseph et ses frères avec Omar Sharif
1954 : Le masque de Toutankhamon
1955 : Un verre, une cigarette de Niazi Mostafa
1959 : Brigade des mœurs de Maurice Boutel
1958 : Rapt au deuxième bureau
1960 : Parlez-moi d'amour
1963 : L'Inconnue de Hong Kong de Jacques Poitrenaud avec Serge Gainsbourg
1965 : Ménage à l'italienne avec Ugo Tognazzi
1968 : Io ti amo de Antonio Margheriti
1977 : Comme sur des roulettes de Nina Companeez
1986 : Le Sixième Jour de Youssef Chahine

Télévision

1977 : Dalida Pour Toujours réalisé par Michel Dumoulin
1984 : Dalida Idéale réalisé par Jean-Christophe Averty
2005 : Dalida, téléfilm (biographique) en 2 parties réalisé par Joyce Buñuel, avec Sabrina Ferilli dans le rôle de Dalida

 

 

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1973, une de ses plus belles chansons

Je suis malade
podcast

 

 

 

 

26/07/2012

Françoise Hardy

Françoise Madeleine Hardy (née le 17 janvier 1944 à Paris1) est une chanteuse française.
Auteur-compositrice-interprète, Françoise Hardy débute dans le monde musical à 18 ans et rencontre un succès immédiat. Après s’être produite pendant six années sur scène, elle abandonne cet aspect démonstratif du métier. Depuis, elle poursuit une carrière essentiellement discographique. Parallèlement à l’écriture de chansons, elle porte un intérêt certain pour l’astrologie qu’elle appréhende comme complément à la psychologie. Sur des mélodies mélancoliques qu’elle affectionne, son répertoire est en grande partie le reflet des doutes, des interrogations, de l’anxiété que suscitent en elle les tourments des relations sentimentales.
Françoise Hardy partage sa vie avec le chanteur et acteur de cinéma, Jacques Dutronc depuis 1967. Ils ont un enfant, Thomas, né le 16 juin 1973. Ils se sont mariés le 30 mars 1981 à Monticello en Corse.

 

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Les débuts
Sa jeunesse se passe en vase clos dans le 9e arrondissement de Paris auprès d’une mère, aide-comptable, restée célibataire, et d’une sœur, sa cadette d’un an et demi. Son père, directeur d'une fabrique de machines à calculer, marié à une autre femme, est rarement présent. Adolescente complexée et sentimentale, c’est son goût pour la chanson et la découverte du rock’n’roll sur son poste de radio, qui lui font choisir à seize ans, une guitare en récompense de sa réussite au baccalauréat, en juin 1961. Aidée d’une méthode sommaire, elle s’essaye à poser quelques accords sur des mots qui traduisent ses états d’âme et se met à rêver d’un métier ayant un rapport, de près ou de loin, avec le milieu musical. Après une première année d’études supérieures à la Sorbonne, une annonce dans le journal France-Soir retient toute son attention : une maison de disques souhaite auditionner de jeunes chanteurs. Françoise obtient un rendez-vous et passe un essai qui reste sans suite. Avant de contacter d’autres sociétés, elle s'inscrit au Petit conservatoire de la chanson de Mireille (elle y restera deux ans). Elle se présente ensuite chez les disques Vogue, un label qui possède Johnny Hallyday dans son catalogue et qui souhaite trouver son pendant féminin. Intéressé par son style, le responsable des auditions l’invite à se perfectionner et lui donne des cours de solfège. Quelques mois après, à la mi-novembre 1961, le directeur artistique de Vogue lui signe un contrat.

francoise-hardy.jpgLes années Vogue
Les cours prodigués par le Petit conservatoire de la chanson font l’objet d’une émission télévisée hebdomadaire intitulée En attendant leur carrosse ; diffusée sur l’unique chaîne en noir et blanc de l’ORTF, « Mademoiselle Hardy » y fait sa première apparition le 6 février 1962. L’enregistrement de son premier 45 tours est bouclé le 25 avril. Il y a l’adaptation française d’une chanson américaine (Oh oh chéri), sur laquelle mise la production, et trois de ses propres compositions. Peu avant sa sortie chez les disquaires, la chanteuse le présente avec fierté à Mireille dans l’émission du 5 juin. Les quatre titres ne tardent pas à être diffusés par la radio. Bien accueillis par la jeunesse ; 2000 exemplaires du 45 tours sont achetés en trois mois.
Pour le grand public, la chanteuse se révèle dans la soirée du dimanche 28 octobre 1962. Ce soir-là de nombreux téléspectateurs attendent les résultats du référendum sur l'élection au suffrage universel du président de la République : Dans l’un des intermèdes musicaux, Françoise Hardy apparaît pour chanter Tous les garçons et les filles. Dès le lendemain et les jours suivants, ce titre va se démarquer des trois autres sur les ondes radios et dans les juke-boxes et devenir un « tube » incontournable. À la fin de l’année, 500 000 exemplaires du 45 tours ont déjà été vendus. La presse s'empare du phénomène. Paris Match la met en couverture de son numéro du 5 janvier 1963 et la consacre nouvelle « idole » de la chanson. Ce succès, porté par la vague « yéyé », lui vient également de ses talents d’écriture et de composition, peu courants chez les nouveaux interprètes de ce début des sixties. La chanteuse enregistre d’autres disques et, Claude Lelouch, alors inconnu, la filme pour un des tout premiers Scopitones. Le 23 mars 1963, à Londres, elle défend les couleurs de Monaco au Concours Eurovision de la chanson avec une de ses nouvelles compositions : L’Amour s’en va (qui se classe à la 5e place). Remarquée par le cinéaste Roger Vadim, celui-ci la fait débuter au cinéma dans Château en Suède, une adaptation de la pièce de théâtre écrite par Françoise Sagan. Après divers galas et tournées, elle fait ses premiers pas sur la scène de l'Olympia, à partir du 7 novembre — cela durant 8 semaines, en co-vedette avec Richard Anthony, pour un « Musicorama », organisé par Europe 1.
Fin 1963, le 45 tours, en tête des ventes durant onze semaines, atteint le million de disques vendus. La chanson Tous les garçons et les filles, franchit alors les frontières. Traduite par Quelli della mia età, elle connaît sensiblement le même succès en Italie. Dans une moindre mesure, L'amore va (L’Amour s’en va) est le second titre qui séduit le public italien. Suite à ces succès, la chanteuse sera sollicitée pour participer en chanson à quelques films musicaux, genre très prisé du public italien.
Ses interprétations en anglais sont également bien accueillies Outre-Manche ; principalement la reprise d’un standard américain, Catch a Falling Star en 1964.
Sa popularité atteint le Canada, le Danemark, l'Espagne, le Japon, les Pays-Bas... D’autres succès suivent : Le Temps de l'amour d'André Salvet (mis en musique par Jacques Dutronc), Le Premier Bonheur du jour, Mon amie la rose, L’Amitié, La maison où j'ai grandi, Rendez-vous d'automne, Des ronds dans l'eau... Des chansons certes, mais l’image aussi : les minijupes, les boots blanches et le visage sous la frange des cheveux. Image qui évolue sous l’influence de son compagnon Jean-Marie Périer, photographe de la revue Salut les copains — des couturiers d’avant-garde, comme André Courrèges, Yves Saint-Laurent et Paco Rabanne, lui emboîteront le pas en la choisissant comme ambassadrice d'une mode préfigurant la femme de l'an 2000. Jean-Marie Périer la conseille dans tout ce qui touche à sa carrière, l’incitant aussi à accepter d'autres rôles au cinéma. Par ailleurs, il lui fait découvrir et aimer la Corse et lui suggère d’y faire construire une maison sur les hauteurs du village de Monticello.
L’année 1965 débute par une tournée française avec Hugues Aufray, où elle étrenne une tenue de scène créée par le couturier André Courrèges. Cette année-là, elle conforte sa renommée en Grande-Bretagne où deux adaptations de ses compositions, However Much (Et même) et surtout All Over the World (Dans le monde entier), sont honorablement classées au Hit-parade pendant plusieurs semaines de janvier et mars 1965.
Il en est de même en Allemagne où la chanson, Frag’ den Abendwind gagne la faveur du public au lendemain d’un show télévisé qui lui est consacré fin avril.
Après une courte participation dans la dernière scène du film, Quoi de neuf, Pussycat ? (What's New Pussycat ?) de Clive Donner, elle se produit pendant deux semaines de juin, au cabaret de l’hôtel Savoy à Londres.
Suivent, le tournage en Grèce, d’Une balle au cœur — un film réalisé par le jeune cinéaste Jean-Daniel Pollet, une tournée estivale de juillet à mi-septembre (France, Espagne, Allemagne, Suisse, Italie) et le deuxième passage à l’Olympia, en « vedette américaine » des Compagnons de la chanson, à partir du 28 octobre. L'année se clôt le 26 décembre avec un divertissement télévisé tourné à Londres, qui lui est entièrement consacré : Piccadilly Show.
Du 27 au 29 janvier 1966, elle participe au 16e Festival de la chanson de Sanremo puis fait une tournée en Allemagne de l’Ouest du 27 février au 3 avril (Berlin, Munich…).
En juin, deuxième tour de chant au Savoy — sa tenue de scène : un smoking créé par Yves Saint-Laurent.
Reconnaissant en elle l’un des personnages qu'il a en tête pour son futur film, le metteur en scène John Frankenheimer l'engage sur le tournage de Grand Prix, une superproduction sur les courses automobiles. Cinq mois durant, elle est présente sur tous les circuits de Formule 1 : Monaco, Spa-Francorchamps, Zandwoort, Monza…
Pour la première projection publique, elle est invitée par la Metro Goldwyn Mayer avec la vedette française du film, Yves Montand, à se rendre à New York, le 21 décembre 1966. À cette occasion, la Warner, en accord avec Vogue, diffuse ses disques sur le marché américain. Pour les promouvoir, Françoise Hardy participe à quelques Shows télévisés et fait l'objet de reportages dans les magazines.

101027111538232293.jpgEn 1967 elle crée « Asparagus », sa propre maison de production et signe un nouveau contrat avec Vogue pour la distribuer. En mars, elle chante à nouveau pendant trois semaines au cabaret du Savoy à Londres. Le chanteur Jacques Dutronc entre alors dans sa vie en été mais leurs longues séparations lui sont éprouvantes. Les tournées se font à un rythme soutenu : 73 récitals en France, 15 galas au Canada (ces derniers, en compagnie d'Udo Jürgens) et une tournée africaine en Guinée, au Gabon, en Côte d’Ivoire avec Jean-Jacques Debout en vedette américaine.
En février 1968, Françoise Hardy se produit dans les universités britanniques : Brighton, Cambridge, Liverpool, Durham, Birmingham, Southampton.
Périple en Afrique du Sud du 26 février au 16 mars : Prétoria, Johannesburg, Durban, Le Cap.
Devant le succès remporté à l’étranger, il est décidé d’interrompre momentanément les tournées pour enregistrer de nouvelles chansons en anglais, en italien et en allemand.
Avant cela, elle honore ses derniers contrats : un gala à Kinshasa et, à partir du 22 avril, un dernier tour de chant au Savoy de Londres. Le couturier, Paco Rabanne lui « façonne » pour l’occasion une impressionnante combinaison métallique qui fait sensation. Le couturier poursuivra sa collaboration avec la chanteuse et créera l’événement en lui faisant porter « la minirobe la plus chère du monde » - faite de plaquettes d’or incrustées de diamants -, lors de l’inauguration de l'Exposition internationale de diamants, le 15 mai, alors que la révolte étudiante gagne le pays.
Face aux « événements » qui prennent de l’ampleur, sa maison de disques lui conseille de s’éloigner de la capitale. Elle regagne alors sa maison en Corse en compagnie de Jacques Dutronc.
La rumeur sur son désir de délaisser la scène au profit du disque, se propage. En effet, la chanteuse y songe sérieusement et cette pause dans les tournées est l’opportunité qu’elle saisira pour franchir le pas.
Pour son prochain album, Serge Gainsbourg lui compose Comment te dire adieu ?. C'est un des gros succès de l'année 1969. Ce retour au sommet du hit-parade redonne un coup de fouet à sa carrière. Cependant, sa décision d'abandonner la scène est maintenant irrévocable. Elle ne donnera désormais que des prestations télévisées. Quant au cinéma… faire l’actrice ne l’intéresse plus.
Son temps libre est mis à profit pour suivre un temps, des cours de psychologie avant de se tourner vers l'astrologie traditionnelle. Ce choix est guidé par sa première expérience, faite cinq ans auparavant, où un concours de circonstances lui avait fait consulter un astrologue. Les révélations qu’il avait faites sur sa personnalité secrète l’avaient troublée et piqué sa curiosité. Son intérêt dans ce domaine est vite connu et elle reçoit rapidement des propositions de travail qu’elle accepte pour se perfectionner auprès d’astrologues confirmés. Côté musique, elle rompt avec les disques Vogue.

francoise-hardy-by-Yael-Assia.jpgMessages personnels
En 1970, Françoise Hardy crée une nouvelle société de production : Hypopotam. Un contrat de trois ans confie à Sonopresse la distribution de sa production. Pendant cette période, pas un an ne passe sans sortir de disque : Soleil, La Question, Et si je m'en vais avant toi et If You Listen, un album de chansons en anglais. Un 45 tours sort également, avec un duo avec le comédien Patrick Dewaere : T’es pas poli. Malgré leur qualité, ces albums n'emporteront pas l'adhésion du public et resteront confidentiels.
Un nouveau contrat est signé en 1973 avec WEA. La chanteuse, qui aspire à changer de registre, se met en quête de mélodistes. La collaboration avec l'auteur-compositeur Michel Berger, sera une étape marquante dans sa carrière. Après la naissance de son fils Thomas, le 16 juin, elle entre en studio pour l'enregistrement de l'album Message personnel. L'important succès qu'il rencontre, lui permet de faire un retour remarqué.
Fin 1974 l’astrologue Jean-Pierre Nicola lui demande de travailler avec lui pour une revue spécialisée. Elle tracera ainsi son chemin en experte qui l’amènera à ce que le directeur de Radio Monte-Carlo lui confie en 1980, une émission hebdomadaire qu'elle animera avec son mentor, Jean-Pierre Nicola. Parallèlement, sont enregistrés : son unique album-concept, “Entr’acte” et trois 45 tours dont celui de la bande originale du film de Claude Lelouch, Si c'était à refaire dans lequel elle apparaît le temps de chanter, Femme parmi les femmes.

hardy02.jpgMusiques saoules
L’éducation de son enfant lui fait délaisser l’écriture de chansons. Chez EMI le tandem Gabriel Yared / Michel Jonasz lui concoctent trois albums aux colorations funky et jazzy. Nous sommes en 1978, en pleine période « Disco » et le succès de J'écoute de la musique saoûle lui attire un plus jeune public. Le 30 mars 1981 le couple Hardy-Dutronc se marie devant le maire de Monticello en Corse. Tamalou est sur toutes les ondes. Françoise Hardy renoue, certes, avec le succès mais ces chansons ne la satisfont guère.
« J’ai toujours été la même, j’aime les belles chansons lentes sur fond de violons. Je n’aime que les chansons tristes. »
En 1982, la graphologie éveillant son intérêt depuis quelque temps, Françoise Hardy la conjugue avec l’astrologie, avec la collaboration de la graphologue Anne-Marie Simond, dans une nouvelle émission radiophonique : « Entre les lignes, entre les signes ». Au printemps, son album, Quelqu'un qui s'en va est chez les disquaires. La chanson, Tirez pas sur l'ambulance déboule en vidéo-clip à la télévision. La silhouette est inchangée mais les cheveux sont courts maintenant. Le cap de la quarantaine est proche et elle ne se voit pas « pousser la chansonnette » au-delà. Cependant, elle reprend la plume et sort deux 45 tours : Moi vouloir toi, sur une musique de Louis Chédid, en 1984 et V.I.P. sur une composition de Jean-Noël Chaléat, en 1986. Entre temps, elle écrit aussi des chansons pour Diane Tell (Faire à nouveau connaissance) pour Julien Clerc (Mon ange) et chante en duo Et si je m'en vais avant toi avec Étienne Daho pour une émission spéciale que Les enfants du rock consacrent à ce dernier.francoise hardy 2.jpg

Départ
En 1988, au bout de vingt six ans de carrière, elle arrête la chanson en déclarant que Décalages est son dernier album. Elle en a écrit tous les textes. Porté par le titre Partir quand même (sur une musique de Jacques Dutronc), cet album devient disque d'or en quelques semaines.
À la fin de l’année, son contrat avec RMC n’étant pas renouvelé, la voilà désormais libre de tout engagement. Françoise Hardy tient cependant à garder un pied dans le milieu de la chanson. elle écrit pour Julien Clerc (Fais-moi une place), Patrick Juvet, Viktor Lazlo, Jean-Pierre Mader (En résumé, en conclusion) et Guesch Patti. Crée des versions nouvelles pour une compilation de ses chansons. Participe à des disques caritatifs ou collectifs. En 1992, elle s'investit dans la production et la promotion du premier album de son poulain, le compositeur Alain Lubrano, en chantant en duo Si ça fait mal, dans des show cases et dans l’émission télévisée Taratata. Répond aux sollicitations de Malcolm McLaren (Revenge of the Flower), en 1994 et de Damon Albarn du groupe Blur (To The End), en 1995.
D’autre part, son activité d’astrologue est menée de front : co-signe quelques ouvrages, collabore à des revues spécialisées et tiendra durant cinq années une rubrique quotidienne sur la station de radio RFM.

19571_11.jpgRetour à la chanson
Stimulée par le directeur artistique Fabrice Nataf et le chanteur Étienne Daho, qui voudraient la voir enregistrer de nouveau, Françoise Hardy se met en quête de maisons de disques prêtes à l’accueillir. Mûrement réfléchi, son choix se porte sur la société Virgin. Le contrat est signé en décembre 1994.
Intitulé, Le Danger, l’album du retour, composé sur des mélodies rock d’Alain Lubrano et de Rodolphe Burger, paraît en avril 1996 et confirme que la plus grande source d’inspiration de la chanteuse a été et sera toujours la souffrance et la douleur des sentiments. Malgré les critiques positives de la presse, elles auront peu de répercussion sur les ventes.
Le 4 octobre 1997, Julien Clerc fête ses cinquante ans au Palais des sports. Invite quelques grands noms de la chanson française et réussit à la faire chanter à ses côtés.
L’an 2000 voit la sortie de Clair-obscur. Son fils Thomas l'accompagne à la guitare sur quelques morceaux de cet album composé de duos et de reprises. La chanson Puisque vous partez en voyage chantée en duo avec Jacques Dutronc, contribue à le propulser disque d'or et être nommé aux Victoires de la musique 2001, dans la catégorie « Meilleur album de l’année ».
Aussitôt après, l'astrologue se substitue à la chanteuse pour se mettre à la rédaction d’un exposé sur l’astrologie. Les Rythmes du Zodiaque est dans les librairies à la fin mars 2003 et rencontre un certain succès.
Quand l’artiste reprend le chemin des studios d’enregistrement, Thomas Dutronc fait à nouveau partie de l’aventure en tant que musicien et réalisateur de quelques titres. À l’automne 2004 le CD Tant de belles choses donne l’opportunité à Françoise Hardy de faire un come-back dans les pays voisins (plus particulièrement en Allemagne) et au Canada. Grâce à cet album, certifié disque d'or un mois après sa sortie, elle est distinguée comme artiste interprète féminine de l'année aux 20e Victoires de la musique, le 5 mars 2005.

220px-Françoise_Hardy   1992.JPGDans les médias, le mot « idole » est depuis longtemps tombé en désuétude. Celui d’« icône » l’a remplacé. Françoise Hardy est devenue une référence reconnue et une inspiratrice revendiquée, aussi bien en France qu’en Grande-Bretagne ou au Québec. Pour couronner une carrière d’auteur et d'interprète depuis plus de quarante ans, la chanteuse est reçue le 30 novembre 2006 sous la coupole de l’Institut de France pour lui remettre la Grande Médaille de la Chanson française, décernée par l'Académie française. À ce moment sort (Parenthèses...), album composé de duos où sont présents, entre autres invités, la chanteuse Maurane, la pianiste Hélène Grimaud, le chanteur Julio Iglesias, l’acteur Alain Delon. Cinq mois plus tard, il est certifié disque de platine.
En 2007, poussée par les Éditions Robert Laffont, Françoise Hardy s'attelle à la rédaction de ses mémoires. Le livre paraît en octobre 2008 sous le titre Le Désespoir des singes… et autres bagatelles. Certains aspects de sa vie professionnelle et privée sont ainsi révélés.
« Je me suis évertuée à restituer la vérité avec autant d'exactitude et de sensibilité que possible J’espère seulement avoir été impudique… avec pudeur. »
Placé dans le peloton de tête des ventes au cours des 3 mois suivant sa parution, l’ouvrage se trouve être l’un des plus lus en 2008 selon le palmarès L'Express-RTL et fait partie des 6 titres en lice pour le Prix Essai France Télévisions 2009.
Dès le début de l’année 2009, la chanteuse commence à chercher des chansons pour un prochain album. Intitulé, La Pluie sans parapluie, ce dernier paraît au printemps 2010. Pour cet album, Françoise Hardy est nommée aux Victoires de la musique 2010 dans la catégorie « Artiste interprète féminine de l’année ».

6hgdkhca.jpgCinquante ans après
Le contrat qui la lie à EMI Music France, a été reconduit au début du mois de mars 2011 – ceci pour deux albums. Depuis la signature de son tout premier contrat avec la firme Vogue, en novembre 1961, cinquante années se sont écoulées jusqu’à ce mois de novembre 2011. En avril 2012, elle annonce avoir déjà enregistré quelques chansons pour son prochain album qui sortira l’hiver prochain. En comprenant les trois albums en anglais qui furent édités en France, ce sera son vingt-septième.

 

Actrice dans un second rôle

1963 : Château en Suède
Réalisé par Roger Vadim, d'après la pièce de théâtre de Françoise Sagan,  France/ Italie.
Françoise Hardy tient le rôle d'Ophélie.
Acteurs : Jean-Claude Brialy, Suzanne Flon, Curd Jurgens, Jean-Louis Trintignant, Monica Vitti...
Bande originale du film, composée par Raymond Le Sénéchal, EP Barclay (70 596), 1963.

1965 : Une balle au cœur
Réalisé par Jean-Daniel Pollet,  France/ Grèce.
Françoise Hardy tient le rôle d’Anna.
Acteurs : Sami Frey, Jenny Karezi…
Bande originale du film, composée par Míkis Theodorákis, EP Barclay (…), 1965.

1966 : Grand Prix
Réalisé par John Frankenheimer,  États-Unis.
Françoise Hardy tient le rôle de Lisa.
Acteurs : James Garner, Eva Marie Saint, Yves Montand...
Bande originale du film, composée par Maurice Jarre, LP (…) & EP, MGM (63.643), 1966. CD Film Score Silver Age Classics/TCM (6 38558 02572 7), 2008.
Double DVD : Warner Bros (27 79100), 2006.

 

francoise-hardy-videos-live-allemanditalienan-L-2.jpegPrix et distinctions

1963 : Grand Prix du disque de l'Académie Charles-Cros et Trophée de la télévision pour son premier album.
1965 : Diapason d'argent au Premio Diapason per la musica ; événement musical organisé le samedi 28 août à l’ippodromo Breda de Padoue.
1967 : Ruban d'honneur de la chanson française, en juillet.
1968 : Coq d'or au IIIe Festival International de la Chanson à Rio de Janeiro, pour la chanson À quoi ça sert ?, composée et interprétée par Françoise Hardy, accompagnée par l'orchestre d'André Popp.
1982 : Prix Diamant de la chanson française pour l’album Quelqu'un qui s'en va.
1991 : Victoire de la musique pour la chanson de l’année, Fais-moi une place, paroles de Françoise Hardy, musique de Julien Clerc.
2000 : Grand Prix de la SACEM pour l’album Clair-obscur.
2005 : Victoire de la musique de l'artiste interprète féminine de l'année pour l’album Tant de belles choses.

 

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Et aujourd'hui, l'incontournable chanson de Françoise Hardy

Tous les Garçons et les filles
podcast

 

12/07/2012

Annie Cordy

Annie Cordy, de son vrai nom Léonia Cooreman, est une chanteuse et actrice belge, née à Laeken (Bruxelles) le 16 juin 1928. Elle a un frère, Louis, et une sœur, Jeanne. Son père s'appelait Jan Cornelius Cooreman et sa mère Maria de Leeuw.

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Très énergique et toujours de bonne humeur, elle vante les mérites du sourire, même s'il lui arrive d'incarner des rôles plus graves au cinéma ou pour des fictions pour la télévision.
Elle a enregistré plus de 600 chansons, joué dans une dizaine de comédies musicales, une trentaine de films et de téléfilms, donné plus de 6 800 galas.
Le roi des Belges Albert II l'a anoblie le 11 octobre 20041 et lui a conféré le titre de baronne. Elle a choisi pour devise : « La passion fait la force » (la devise de la Belgique étant L'union fait la force).

Biographie

À 8 ans, sa mère l'inscrit à un cours de danse. Elle apprend le piano et le solfège, tout en poursuivant ses études, puis participe à des galas de bienfaisance. Entre les numéros dansés, elle chante les succès du moment. Très vite, tout s'enchaîne : radio-crochets, concours… Aussitôt remarquée par le directeur artistique du Lido qui réussit à la convaincre de quitter sa ville natale, Annie Cordy débarque à Paris le 1er mai 1950, engagée comme meneuse de revue.

jeune2.jpgLes débuts

Elle débute à Bruxelles au Bœuf sur le toit, puis débarque à Paris. En 1951, elle rencontre celui qui deviendra son mari (et manager) : François-Henri Bruno, qu'elle épousera le 3 février 1958, à la mairie de Bièvres (Essonne), où ils habiteront dès avril 1960, dans leur grande maison « La Roseraie », puis Annie mène diverses revues au Lido mais aussi au Moulin rouge et à l’ABC. Elle accompagne également la caravane du Tour de France. 

En 1952, elle commence à montrer les autres facettes de son talent : elle signe un contrat avec Pathé Marconi, obtient à Deauville le Prix Maurice Chevalier, et est engagée pour La Route fleurie avec Georges Guétary et Bourvil. Tout en continuant l'opérette, Annie Cordy enregistre ses premiers succès (Fleur de papillon, Léon, etc) qui l'imposent définitivement. Elle apparaît également au grand écran dans Si Versailles m'était conté de Sacha Guitry (1953), Poisson d'avril avec Bourvil et Louis de Funès (1954) et Bonjour sourire avec Henri Salvador (1955). La même année, elle passe en vedette à l'Olympia et à Bobino, et reçoit le Grand Prix de l'Académie Charles-Cros pour la chanson Oh Bessie! Le 18 avril 1956, elle chante pour les fiançailles de Grace Kelly et du prince Rainier III de Monaco.

cordy-annie-portrait-03-g.jpgAprès le succès au cinéma du Chanteur de Mexico avec Luis Mariano et Bourvil, c'est l'Amérique qui l'accueille : le Plazza à New York, La Copacabana à Rio de Janeiro, puis Cuba, Mexico, Porto Rico... On lui propose un contrat pour une grande comédie musicale aux États-Unis, mais son manager et mari n'aime pas l'Amérique... Par amour, elle le suit, abandonnant une carrière internationale prometteuse.

 

Le triomphe sur tous les fronts

La scène
En 1957, elle débute une nouvelle opérette, Tête de Linotte, avant de retrouver Luis Mariano avec Visa pour l'Amour (de 1961 à 1964 !!), et Bourvil avec Avec Ouah ! Ouah ! (1965). Avec Darry Cowl comme compositeur et partenaire, elle crée Pic et Pioche en 1967 et, en compagnie de Pierre Doris, Indien vaut mieux que deux tu l'auras.
En 1964, elle retrouve la scène de Bobino pour une rentrée parisienne. En février 1965, sur les conseils de Maurice Chevalier, elle présente aux Parisiens un véritable « Show », où chaque chanson donne lieu à une mise en scène, à des ballets et des costumes : Annie Cordy en deux actes et 32 tableaux. Un an plus tard, elle enchaîne sur une tournée internationale qui la mène de Berlin à Madrid, en passant par Moscou (où elle retournera pour 19 concerts l'année suivante).

AnnieCordy2_60_x.JPGEn 1972, elle crée la version française de Hello, Dolly ! (qui lui vaudra l'Award de la meilleure show-woman européenne), triomphe avec Nini la Chance (1976) et Envoyez la musique ! (1982)… mais également au théâtre, en interprétant Madame Sans Gêne et Madame de Sévigné. En 1994, son interprétation de la Célestine consacre définitivement son talent dramatique.

 

 

La chanson
Malgré tout cela, elle continue d'enregistrer d'énormes tubes : Hello Dolly, Ça ira mieux demain, Frida Oum Papa, La Bonne du Curé en 1974 (1 800 000 disques vendus), Tata Yoyo (1 000 000), Cho Ka Ka O… et d'enchaîner les galas à un rythme effréné (elle en a fait plus de 6 000 et a enregistré plus de 600 chansons).

 

anniecordy.jpgLe cinéma
En 1969, le 16 juin, jour de ses 41 ans, sous la direction de René Clément, Annie Cordy tourne Le Passager de la pluie. Une révélation : La rigolote peut émouvoir ! Ce qu'elle confirmera dans Le Chat aux côtés de Jean Gabin et Simone Signoret, mais aussi dans Rue Haute (1976 / Award de la meilleure comédienne) et Un été après l'autre (1989). En 2007, elle interprète le rôle de la grand-mère - maîtresse femme dans Le Dernier des fous, de Laurent Achard.

 

La télévision
En 1981, elle devient la première héroïne récurrente dans une série télévisée en interprétant Madame S.O.S., et tient le rôle principal dans plusieurs autres téléfilms au cours de la décennie. Dans les années 1990, elle tourne aux côtés de son ami Charles Aznavour dans Baldipata, Sans Cérémonie, Paldi et Tini et Passage du Bac.
Le 9 février 1989, Annie perd son époux. Le début des années 1990 s'annonce difficile. Annie retrouvera le sourire par le travail et la scène.
En 2006, Annie Cordy commente Moi, Belgique, une série de documentaires sur l'histoire de la Belgique diffusée en première partie de soirée sur la RTBF. C'est un nouveau succès.

 

Aujourd'hui

En 1998, Annie fête son 70e anniversaire et ses 50 ans de carrière sur la scène de l'Olympia, et publie pour la première fois ses mémoires, sous le titre Nini la Chance.
En cette même année 1998, Pierre Delanoë met de magnifiques paroles sur le Thème du « Concerto de la Reine » de Didier Van Damme ; il en sort Les Enfants de la Terre qu’Annie Cordy crée dans le film Il était une fois....
Après un retour au théâtre, elle repart en 2003 sur les routes (pendant plus de trois ans !) avec son spectacle Que du Bonheur !, qui est un nouveau triomphe.
Son désir de comédie reste intact : elle participe au tournage du film Madame Édouard, et aux séries Fabien Cosma et Le Tuteur avec Roland Magdane.
Fin 2006, elle entame une nouvelle pièce de théâtre, Lily et Lily, avec laquelle elle part en tournée.

220px-Anniecordy.jpgEn 2007, elle tourne au côté de l'humoriste et acteur Franck Dubosc le film Disco qui sortit début 2008.
Opérée au genou le 18 juin 2007, deux jours après ses 79 ans, Annie se repose quelques mois, avant de repartir du bon pied : elle chante au concert de l'association Make-A-Wish à Bruxelles en novembre 2007, et y a reçu une standing ovation. Lors de la crise politique débutée en 2007, Annie Cordy plaide dans ses interviews en faveur de l'unité de la Belgique.
En mars 2008, la RTBF lui consacre une émission spéciale de 2h30 à l'occasion de son 80e anniversaire et de ses 60 ans de carrière. Annie Cordy en profite pour présenter son petit-cousin flamand Udo qui commence une carrière de chanteur.

Elle fait partie de la saison 3 de la tournée des idoles « Âge tendre et Têtes de bois ».
Puis elle se retrouve seule à l'affiche de la pièce Laissez-moi sortir, en tournée 2009-2010, comédie de Jean-Marie Chevret, mise en scène Jean Pierre Dravel et Olivier Macé.
Elle fait partie de la tournée Âge tendre et Têtes de bois saison 6 qui débute en mars 2011.
Le 14 juillet 2011, elle est présente à La sentinelle (NORD) pour la fête nationale, et est en galas tout l'été avec ses musiciens sur les routes de France.
En novembre 2011, elle participe à l'album de Thierry Gali Il était une fois, en soutien de l'action de l'Unicef.

 

Le blason de la baronne

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Déjà officier de l'Ordre de Léopold depuis 1998, Annie Cordy a reçu le 11 octobre 2004, des mains du roi des Belges, Albert II, les lettres patentes accordant à Léonia Cooreman « concession de noblesse personnelle avec le titre personnel de baronne ».
Son blason, dessiné par Fernand Brose, se décrit ainsi : Écu en losange coupé de gueules et de sable chargé d'un épi de blé d'or feuillé de deux pièces accompagné de deux masques de la commedia dell'arte, celui à dextre riant posé en bande, et celui à senestre pleurant posé en barre. L'écu sommé d'une couronne de baronne et supporté par deux lions d'or lampassés de gueules. Devise : « LA PASSION FAIT LA FORCE », en lettres d'or sur un listel de sable.
Selon l'artiste, l'épi de blé représente son père (coor signifiant « blé » en flamand), les lions représentent sa mère (leeuw signifiant « lion » en flamand) et sont au nombre de deux, car c'était une femme très énergique. Enfin les masques de la commedia dell'arte représentent son métier d'artiste.

 

ANNIE-CORDY-009_32570x9.jpgComédies musicales

1952 : La Route fleurie opérette de Raymond Vincy, musique Francis Lopez, mise en scène Max Révol, Théâtre des Célestins, Théâtre de l'ABC, avec Georges Guétary, Bourvil
1957 : Tête de linotte opérette de Raymond Vincy, musique Francis Lopez, mise en scène Léon Ledoux, avec Jean Richard, A.B.C.
1961 : Visa pour l'amour de Raymond Vinci et Francis Lopez, mise en scène René Dupuy, avec Luis Mariano, Théâtre de la Gaîté-Lyrique
1965 : Ouah ! Ouah ! opérette de Michel André, mise en scène Roland Bailly, musique Étienne Lorin et Gaby Wagenheim, Théâtre de l'Alhambra
1968 : Pic et Pioche de Raymond Vincy, Jacques Mareuil et Darry Cowl, mise en scène Robert Thomas, Théâtre des Nouveautés
1967 : Indien vaut mieux que deux tu l'auras avec Pierre Doris
1972 : Hello, Dolly ! avec Jacques Mareuil, Théâtre Mogador
1976 : Nini la chance livret Jacques Mareuil, musique Georges Liferman, mise en scène Raymond Vogel, Théâtre Marigny
1982 : Envoyez la musique de Jacques Mareuil et Gérard Gustin, mise en scène Raymond Vogel, avec Patrick Préjean et Gérard Chambre, Théâtre de la Porte-Saint-Martin.

AnnieCordyFondNOir.jpgPièces de théâtre

1968 : Pic et Pioche de Raymond Vincy, Jacques Mareuil et Darry Cowl, mise en scène Robert Thomas, Théâtre des Nouveautés
1981 & 1987 Madame Sans Gêne
1986 Madame de Sévigné
1986 La Mienne s'appelait Régine de Pierre Rey, mise en scène Armand Delcampe, Théâtre de l'Œuvre
1986 Merci Apolline de Geneviève Martin, mise en scène Michel Wyn avec Guy Tréjan
1989 Mademoiselle Plume avec Charlotte Kady
1990 Sacrée Gladys avec Jacques Balutin
1994 Six heures au plus tard avec Xavier Percy
1994 La Célestine avec Gérard Chambre
2000 Les Joyeuses Commères de Windsor avec Patrick Préjean
2006 Lily et Lily
2009 & 2010 Laissez-moi sortir de Jean-Marie Chevret, mise en scène Jean-Pierre Dravel et Olivier Macé avec Mimi Lebon Théâtre Daunou.

 

Doublage

Elle prête sa voix à Grand-mère Feuillage dans la version française du long métrage de Disney Pocahontas et ainsi qu'à celle de Nanaka dans Frère des ours.

Livre-disque

Elle fut employée comme narratrice dans l'adaptation en livre-disque des Aventures de Bernard et Bianca.

 

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Ca ira mieux demain

Des paroles que ma maman me répétait souvent
podcast

 

 

 

 

 

 

 

05/07/2012

Pétula Clark

Petula Clark est une chanteuse, compositrice et actrice britannique née le 15 novembre 1932 à Epsom (Surrey).

Son père, Leslie Norman Clark, était anglais et sa mère, Doris, née Phillips, était galloise.

 

child_petula_clark.jpgSon nom de baptême est Petula Sally Olwen Clark. Son père a créé son prénom en fusionnant deux prénoms : Pet et Ulla.
Entrée à l'âge de sept ans dans le monde du spectacle, guidée par sa mère cantatrice soprano et son père imprésario, elle fut dans les années 1960 une grande vedette de la chanson francophone en interprétant notamment Boris Vian et Gainsbourg. En juin 1961, elle a épousé l'imprésario Claude Wolff. Sa période faste se situe entre 1962 et 1968. Elle a remporté le Festivalbar en 1965.

 

images (1).jpgSon titre Downtown, qui fut un succès mondial, est notamment repris dans la série télévisée américaine Lost (1re diffusion aux États-Unis le 22 septembre 2006, dans l'épisode 03x01).
On peut également entendre l'air de Downtown au début du film Les Dents de la mer 2, à plusieurs reprises et dans le générique de fin de Une vie volée (Girl, interrupted en version originale).
De plus, l'ex Baby Spice, Emma Bunton reprit, en 2006, le titre Downtown. Le single se classe dans le Top 3 des chants anglais.

 

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En 1998, elle a été faite commandeur de l'Ordre de l'Empire britannique.

 

 

 

 

 

 

Pétula Clark fit égallement beaucoup de cinéma.

Filmographie

Années 1940
1944 : Strawberry Roan de Maurice Elvey : Emily
1944 : Medal for the General de Maurice Elvey : Irma
1945 : Meurtre à crédit (Murder in Reverse) de Montgomery Tully : Jill enfant
1945 : Je sais où je vais (I Know Where I'm Going!) de Michael Powell, Emeric Pressburger : Cheril
1946 : Trouble at Townsend de Darrel Catling : Mary Bishop
1946 : London Town de Wesley Ruggles : Peggy Sanford
1948 : Vice Versa de Peter Ustinov : Dulcie Grimstone
1948 : Easy Money de Bernard Knowles : Jackie Stafford
1948 : Here Come the Huggetts de Ken Annakin : Pet Huggett
1949 : Vote for Huggett de Ken Annakin : Pet Huggett, Fille
1949 : The Huggett Abroad de Ken Annakin : Pet Huggett
1949 : Don't Ever Leave Me de Arthur Crabtree : Sheila Farlaine
1949 : The Romantic Age de Edmond T. Gréville : Julie Dickson
Années 1950
1950 : Le démon de la danse (Dance Hall) de Charles Crichton : Georgie
1951 : Des hommes comme les autres (White Corridors) de Pat Jackson : Joan Sheperd
1951 : Madame Louise de Maclean Rogers : Miss Penny
1952 : Made in Heaven de John Paddy Carstairs : Julie Topham
1952 : Trois dames et un as (The Card) de Ronald Neame : Nellie Cotterill
1954 : The Happiness of Three Women de Maurice Elvey : Delith
1954 : The Runaway Bus de Val Guest : Stewardess 'Nikki' Nicholls
1954 : The Gay Dog de Maurice Elvey : Sally Gray
1955 : Track the Man Down de R. G. Springsteen : June Dennis
1957 : That Woman Opposite de Compton Bennett : Janice Lawes
Années 1960
1964 : À couteaux tirés de Charles Gérard : Elle-même
1968 : La Vallée du bonheur (Finian's Rainbow) de Francis Ford Coppola : Sharon McLonergan
1969 : Goodbye, Mr. Chips de Herbert Ross : Katherine Bridges
Années 1970
1977 : Drôles de zèbres de Guy Lux : Miss Clark
Années 1980
1980 : Never, Never Land de aul Annett : Bee
1981 : Sans Famille (série télévisée à partir de l'œuvre d'Hector Malot) de Jacques Ertaud : Elizabeth Milligan

 

 

La chanson que j'ai choisi aujourd'hui est :

"A London"

Pour son accent et son humour
podcast

28/06/2012

Sheila

19630409cm1496b8fu - 1.jpgSheila, de son vrai nom Annie Chancel (ou Anny pour sa famille), est une chanteuse française, née le 16 août 1946 à Créteil. Elle est issue d’une famille modeste originaire de Salins près d'Aurillac dans le Cantal, ses parents tenaient une confiserie ambulante sur les marchés de la banlieue sud parisienne.

 

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Ses ventes de disques sont annoncées à plus de 85 millions d'exemplaire. Selon le livre du SNEP (40 ans de tubes 1960-2000) Sheila est l'artiste féminine française qui a reçu le plus de disques d'or (39) en France ; seul Johnny Hallyday la devance avec 40. Lors de sa période disco, Sheila est entrée dans les classements du magazine américain Cashbox. Si la plupart de ses disques sont en français, elle a aussi enregistré certaines chansons en anglais (notamment dans sa période disco), en allemand, en espagnol ainsi qu'en italien.

 

421945151_dffc6b211f.jpgLes années 1960

En 1962, sur les conseils d'Henri Leproux, directeur du Golf-Drouot, ses futurs producteurs, Jacques Plait et Claude Carrère, l'auditionnent dans un cinéma désaffecté du 14e arrondissement de Paris avec son groupe de musiciens : Les Guitares Brothers.

Sheila, son premier 45 tours en solo, sort le 13 novembre 1962 et son producteur décide que pour lancer sa carrière Annie Chancel prendra comme pseudonyme « Sheila », le nom du titre-phare de ce disque.

Elle connaît son premier succès avec L'école est finie en 1963. Ce disque se vendra à près de 700 000 exemplaires, et se trouve no 1 des ventes pendant plus de 4 mois. Après la sortie de son 1er Album 33 tours 25 cm de 13 chansons, elle entame sa première tournée d'octobre 1963 jusqu'au début de l'année 1964 dans les principales villes françaises. Elle sera accompagnée sur scène et dans ses disques en 1963 et 1964 par "Les Guitares" un groupe découvert au Golf Drouot.

Entre-temps, elle reçoit le Grand Prix National du Disque Francis Carco de l'Académie Charles-Cros, le 22 novembre 1963.

Avec ses nombreux passages en radio et à la télévision, elle va tout au long des années 1960 aligner une liste importante de tubes : Pendant les vacances, Première surprise partie et Le sifflet des copains en 1963, Chaque instant de chaque jour, Écoute ce disque et Vous les copains en 1964, C'est toi que j'aime et Le folklore Américain en 1965, Le cinéma… Je me voyais à Hawaï, Bang bang et L'heure de la sortie en 1966, La famille, Adios amor, et Le kilt en 1967, Petite fille de Français moyen en 1968, Arlequin et Oncle Jo en 1969.

Elle tourne en 1966 dans le film de Serge Piolet Bang-Bang, avec Jean Richard et Guy Lux. Son titre L'heure de la sortie fait partie de la bande originale du film.

Son producteur lance les Boutiques de vêtements Sheila, les produits de beauté Sheila (Sheiladermine), une poupée à l'effigie de la star est commercialisée dans les années 1960, ainsi que plus tard à l'époque Disco. Est également commercialisée la clef que Sheila portait autour du cou dans les années 1970 et dont des copies seront mises en vente dans les distributeurs automatiques. Nutrial, La société des chocolats Banania, offrit des tournidoles à son image.

À cette époque, alors qu'elle n'est âgée que de 18 ans, elle est victime d'une rumeur prétendant qu'elle est un homme. Elle témoigna lors d'une interview au Nouvel Observateur que cette rumeur « m'a entamée, lacérée et ça a pourri la vie de mon petit garçon, de mes parents. Aujourd’hui, si j’ai une telle sérénité, c’est parce que j’ai vécu ça. ». Dans son ouvrage Rumeurs : le plus vieux média du monde Jean-Noël Kapferer explique cette rumeur par le fait que Sheila maintenait un « total secret sur sa vie privée ».

 

sheila 70.jpgLes années 1970

En 1970 le succès se poursuit avec son premier 45 tours deux titres Reviens je t'aime, puis en 1971, son disque : Les Rois mages, est no 1 au printemps avec 908 000 ventes. Elle sera aussi 2e au Mexique, 10e en Argentine et 10e en Espagne avec la version espagnole : Los reyes magos. Jean Schmitt, qui a collaboré à l'adaptation en français de ce titre des Middle of the Road, devient alors l'auteur d'un nombre important de chansons de l'artiste, et de titres inédits sortis fin 1971 sur l'album Love - Les Rois mages. Au cours des années 1970, elle va continuer d'enchaîner les tubes : Samson et Dalila, Le mari de mama et Poupée de porcelaine 1972 (qui fête l'indépendance totale artistique et économique des disques Carrère réf 49000), Adam et Ève et Mélancolie (écrit par Katherine Pancol et repris en portugais, le titre sera no 1 au Brésil) en 1973, Le couple, Tu es le soleil et Ne fais pas tanguer le bateau 1974, ou encore, C'est le cœur, version française du Doctor's Orders de Carol Douglas Doctor orders, Aimer avant de mourir et Quel tempérament de feu 1975, Un prince en exil et Patrick mon chéri 1976, L'Arche de Noé 1977, etc. (Tous ses titres d'ailleurs pendant les années 60 et 70 seront disques d'or.)

À cette époque, Sheila (Annie Chancel) rencontre Guy Bayle au cours de séances de photos réalisées pour un roman-photo publié dans le magazine Télé Poche. Elle en tombe amoureuse et se marie avec ce chanteur, le 13 février 1973 à Paris, dans le 13e arrondissement, à 13h13 à Notre-Dame-de-la-Gare. Aussitôt mariée, elle enregistrera avec son nouvel époux le duo : Les Gondoles à Venise. Elle sera la mère d'un petit garçon, prénommé Ludovic, en avril 1975.

En 1976, Sheila reprend la chanson Les femmes (Qu'y a-t-il dans le cœur des femmes), de l'auteur-compositeur-interprète Christine Charbonneau, d'abord sur disque simple, «Les femmes»", puis sur l'album 33 tours «L'amour qui brûle en moi» paru chez les Disques Carrère. Sheila en fait un véritable succès et accède à la première place du Palmarès en France (novembre 1976) et s'y maintient pendant douze semaines. Les femmes apporte à Sheila une révolution de modernisme.

Suite à ce virage pop initié avec Les femmes et à la surprise générale, Sheila propose en juin 1977 en pleine vague disco, son premier titre anglais: Love me baby. Ainsi on peut la voir vêtue d'un short moulant à paillettes, et accompagnée de trois danseurs noirs, les (B. Devotion), dansant sur ce rythme favori des pistes de discothèques. Ce titre Love me baby la fera connaître dans un premier temps, en Allemagne, en Espagne et en Italie, où il est classé 3e le 28/1/1978, puis dans le reste de l'Europe.

Encouragée par ses succès, elle décide d'adapter (toujours en disco) le standard américain : Singin' in the rain. Elle se classe partout dans le monde : de l'Afrique du Sud à la Suède (2e), en passant par l'Italie 3e le 18 mars 1978, le Brésil, le Japon, l'Argentine, le Danemark, l'Espagne, l'Australie, l'Allemagne (6e vente de l'année), les Pays-Bas (3e) ou encore l'Angleterre (9e), où elle participera à l'émission culte Top of the Pops. Plus de 5 millions d'exemplaires du 45 tours de cette chanson seront vendus.

Alors que Sheila poursuit la promotion à travers l'Europe des 45 tours et 1er album en anglais Singin'in the rain, elle enregistre I don't need a doctor et Hôtel de la plage, chanson-titre du film du même nom, qui sort en janvier 1978. Viennent ensuite les titres You Light My Fire qui est classé dans les meilleures ventes, en Italie, Allemagne et Irlande. Mais la chanteuse n'oublie pas le public français, avec son 45 tours Kennedy Airport, qui sera lui aussi un énorme succès. À cette période la marque de jouets Delavennat commercialise une poupée à son effigie.

En 1979, Sheila reprend les chansons en anglais avec Seven lonely days, avec des arrangements disco, et fait un score raisonnable à 550 000 ventes en France, et sera classée en Allemagne et surtout en Suède et Espagne. En fin d'année, le groupe Chic lui compose un album : King of the world. Spacer, premier extrait de ce disque, devient un tube d'envergure mondiale. L'album sort dans 52 pays et se vend a plus de 6 millions d'exemplaires. Elle sera classée à nouveau un peu partout : de l'Australie aux États-Unis, en passant par la Finlande, l'Allemagne, la Suède, l'Espagne, l'Angleterre 15 le Brésil, etc. Un nombre impressionnant de versions de cette chanson existent en adaptation partout dans le monde. Cette chanson sera aussi le générique d'une émission de variétés en Italie, où Spacer restera 26 semaines dans les 10 premières places des hit-parades. Pour la chanson Spacer Sheila fait son premier clip, à l'étranger à Londres.

sheila 80.jpgLes années 1980

En 1980, Sheila sort un nouvel album en français Pilote sur les ondes, avec des titres comme L'amour au téléphone et Les sommets blancs de Wolfgang. Ce 33 tours est disque d'or. Elle assure toute la promotion du disque en son direct.

L'année suivante en 1981, elle fait un retour à la chanson populaire avec Et ne la ramène pas adaptation en français du titre de Joe Dolce A shaddap you face. En fin d'année, la chanteuse sort un autre album en anglais dans un style plutôt rock, avec comme titre principal Little darlin. Produit par Keith Olsen, le producteur de Pat Benatar. En 1982 Sheila revient à la chanson française, avec Glori gloria adaptation en français du succès d'Umberto Tozzi de 1979 repris alors en anglais par Laura Branigan.

En 1983, l'album On dit marque un tournant dans sa carrière. L'objectif de l'artiste est la scène et d'avoir un nouveau répertoire composé de chansons en français, écrites (paroles et musiques) spécialement pour elle. Avec l'aide d'Yves Martin, qui devient par la suite son compagnon, elle va créer deux nouvelles chansons, L'écuyère et Emmenez-moi, dans un show TV signé Maritie et Gilbert Carpentier en mars 1984. Un autre album Je suis comme toi est ensuite enregistré aux Bahamas.le titre "Je suis comme toi" sera classé au top 50.

Des clips seront tournés, notamment pour Emmenez-moi où Sheila est habillée par Jean-Paul Gautier. Le titre Film à l'envers passe en radio et en télé, et avec de bonnes critiques elle prépare son retour sur scène au Zénith à Paris en 1985 (à partir du 22 février).

Lors de l'été de cette année-là, elle tourne dans un film de cinéma d'auteur : L'Île au trésor de Raoul Ruiz avec Martin Landau et Jean-Pierre Léaud.

En 1987 : Sheila sort un single Comme aujourd'hui qui fait un passage au top 50, puis l'année suivante en 1988 un nouvel album : Tendances. Ce dernier opus contient les titres Pour te retrouver et Le tam tam du vent (classé au top 50). Sheila se produit à l'Olympia en octobre 1989. À la fin du spectacle, émue et en larmes, immobile sur le bord de la scène elle annonce sa volonté de mettre un terme à sa carrière de chanteuse, et entame dès lors une période de neuf années sans disques hormis l'enregistrement du titre "On s'dit plus rien" à l'occasion de la sortie d'un coffret et d'une compilation de ses succès en 1992.

 

sheila 90.pngLes années 1990

Elle se consacre alors à la sculpture et à l'écriture de livres : Les Chemins de lumière (1993), Et si c'était vrai (1995), La Captive (1997).

En 1992, Sheila est l'invitée d'un Music Stars spécial avec Michel Drucker qui fera un taux d'audience exceptionnel (9 millions de telespectateurs) Un nouveau titre parait, On s'dit plus rien, à l'occasion de la sortie d'un coffret 4 CD regroupant ses chansons.

Elle présente des émissions de télévision : Coup de cœur en 1990 sur France 2, et SLC en 1996 sur TF1 avec Dave. Elle s'engage dans la lutte contre le SIDA, à partir de 1995 dans l'association ELCS (Élus Locaux Contre le Sida) aux côtés de Jean-Luc Roméro.

À la fin des années 1990, Sheila sort un album, Le meilleur de Sheila (1998). Au menu figurent des nouvelles interprétations de Spacer, Gloria, Les Rois mages et trois nouveaux titres Close to you, Juste comme ça, Vague à l'âme, qui est disque d'or. Elle fait l'Olympia, du 28 septembre au 4 octobre 1998.

Suit l'album Dense sorti en 1999 avec le single du même titre.

 

sheila  2000.jpgLes années 2000

En 2001, Sheila figure en 2e position dans le livre de Fabrice Ferment et du Snep sur les ventes de 45 tours derrière Johnny Hallyday (40 tubes), mais devant Michel Sardou et Claude François (21 tubes). Fin 2001, elle enregistre pour la télévision un concert acoustique diffusé quelques semaines plus tard sur la chaîne Jimmy, concert salué par la critique (Télérama entre autres).

Un nouvel album Seulement pour toi sort en septembre 2002, de sept titres seulement, qui a été enregistré durant l'été, entre le décès de son père et de sa mère. Un show spécial en prime time sur France 2 lui est consacré pour la sortie de ce nouvel opus. Avec Francoise Hardy, Dave, Serge Lama, Pierre Arditi, Pascal Sevran, et Jean-Marie Périer.

En 2002, Sheila fête le quarantième anniversaire du début de sa carrière à l’Olympia du 1er au 9 novembre. La vidéo de ce spectacle sort en DVD en 2003, le quotidien Le Monde lui consacre une pleine page le soir de la première à Paris.

Un livre sort Ne vous fiez pas aux apparences en 2002 avec une photo de couverture signée Jean-Marie Périer, où elle règle ses comptes avec le métier. En 2005, son fils Ludovic Chancel sort un livre intitulé Fils de, à travers lequel il raconte combien il lui est difficile de vivre dans l'ombre de sa mère.

L'année 2006 voit la sortie de son intégrale studio 250 chansons (18 CD) dont sa nouvelle chanson : L'Amour pour seule prière. Elle est de nouveau sur une scène à Paris, au Cabaret Sauvage pour 9 représentations du 19 au 28 décembre. En 2007 elle donne des concerts en France et en Belgique. Elle est la vedette de la Tournée en n'Or durant l'été, et est de nouveau à l'Olympia pour un gala unique le vendredi 21 septembre 2007.

Début 2008, elle joue le rôle principal dans le film La Dinde réalisé pour Canal+. Ce court-métrage qui fait partie de la collection Écrire pour... un chanteur, a été diffusé lors du Festival international du court-métrage de Clermont-Ferrand le 7 février 2008. Il a été également projeté au Festival de Cannes à la Semaine Internationale de la Critique, en mai 2008. Elle est de retour sur scène à l'Olympia le 4 mars 2008.

À partir du 13 mars 2009, et pendant toute une année, Sheila a fait partie de la Tournée Âge tendre et Têtes de bois saison 4.

 

220px-SHEILA_Portrait  2012.jpgLes années 2010

Elle a été à l'affiche de la saison 5 de cette tournée pendant un an depuis le 15 mars 2010 tout en continuant ses propres concerts à travers la France.

Sheila participe à l'émission de TF1, Danse avec les stars pour la saison 2 en octobre et novembre 2011.

Pour fêter son jubilé (50 ans de carrière), il y aura à la rentrée 2012 sur France 3 un documentaire (tourné notamment avec Nile Rodgers). Pour ce jubilé elle sera également de retour sur la scène de l'Olympia à Paris les 21, 22 et 23 septembre 2012 pour un nouveau spectacle intitulé Ce soir c'est notre anniversaire.

 

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Ce succès qui nous a fait connaitre

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l'Ecole est finie
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